Niger : violents heurts entre policiers et manifestants, la société civile crie au sabotage

Niamey, la capitale nigérienne a en effet été secouée ce dimanche par de violents heurts entre la police et des manifestants qui, à l’appel de ACTICE-Niger, une structure de la société civile, manifestaient pour dire non à la loi des finance 2018, jugée ‘’antisociale’’, et qui doit incessamment être discutée à l’Assemblée nationale.

Les manifestants, armés de pierres et de gourdins, s’en sont pris à des biens publics mais également à des biens de particuliers. Le siège de la CENI, situé non loin des heurts, le poste de police du Grand-marché de Niamey et même le mur de la représentation nationale ont été pris pour cibles par les manifestants qui n’ont été dispersés que grâce à des renforts apportés par la Garde nationale en début d’après-midi de ce dimanche.

Aucun bilan des dégâts, ni des éventuels arrestations parmi les manifestants n’a encore été établi. Suite aux heurts, la société civile crie au sabotage et assure que les dérapages sont le fait d’éléments infiltrés qui ont incité et entrainé les manifestants à marcher au lieu de s’en tenir au meeting comme prévu par les organisateurs.

Au départ, selon Noufou Mahamadou Arzika, président du Mouvement pour la promotion d’une citoyenneté responsable (MPCR), le programme de la manifestation prévoyait un regroupement au niveau de la place Toumo, puis une marche qui devait conduire les manifestants au niveau de la

Place de la concertation, sise à l’Assemblée nationale où un mémorandum devait être remis au Président de l’institution.

En aucun cas, selon ce dernier, il n’a été question de marche, ce jour, du moment où, pas plus tard qu’hier, l’Association de défense des droits des consommateurs, des technologies, de l’information de la communication et de l’énergie (ACTICE) qui a appelé à cette manifestation, a animé un point de presse pour annoncer que la marche prévue était commuée en meeting, eu égard au fait qu’elle n’a pas obtenu l’aval des autorités communales qui demandaient d’en changer l’itinéraire.

Par conséquent, « tout ce qui se passe en dehors de la place Toumo ne nous engage pas », a prévenu Noufou Arzika.

Source APA

Momar Diack SECK
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