Niger : une grève de cinq jours observée depuis jeudi dans les huit universités du pays

Une grève de cinq jours est observée depuis jeudi 19 octobre dans les huit universités nigériennes du pays à l’appel du Syndicat national des enseignants chercheurs du supérieur, le SNECS. Ce débrayage a été suivi à Niamey et à l’intérieur du pays. Par conséquent, les activités académiques sont arrêtées sur les campus.

C’est la troisième fois consécutive que l’ensemble des huit universités publiques observent les mots d’ordre de grève de leur syndicat, le SNECS. Sur le campus universitaire de Niamey, les facultés sont fermées, les bus à l’arrêt. Il n’y a que le restaurant qui est ouvert.

Le paiement des arriérés de salaire et de certains droits statutaires sont à l’origine de ce débrayage. « A ce jour, Tillabéri n’a rien perçu, donc ils sont dans leur quatrième mois en terme de salaire, explique le docteur Bakasso Sahabi, secrétaire général du Syndicat national des enseignants chercheurs du supérieur. A Tahoua, jusqu’à mercredi 18 octobre par exemple, le salaire de septembre n’avait pas été payé. Donc en dehors de tous ces aspects, vous avez aussi des arriérés, des primes de recherche à Maradi, à Zinder, à Diffa ».

Avec 11 jours d’arrêt de cours en début d’année, les étudiants nigériens auront du mal à rattraper ce retard. « Déjà les étudiants, ils en ont déjà fait (des grèves, ndlr). Maintenant, c’est au tour des enseignants. Ça ne fait que s’entasser, et ce n’est pas facile », témoigne un étudiant. « C’est vraiment déplorable » constate un autre.

Au ministère de l’Enseignement supérieur, on suit de près la situation. Le paiement des arriérés est imminent, dit-on, puisque les engagements financiers sont déjà au Trésor.

Source RFI

Momar Diack SECK
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