Niger : les employés d’Orange en grève pour des négociations salariales et débattre de l’avenir de la filiale de la société française

Les employés d’Orange au Niger ont entamé mardi une grève de deux jours pour obtenir des négociations salariales et débattre de l’avenir de la filiale nigérienne de l’entreprise française, en quête d’un repreneur.

« Nous avons lancé ce (mardi) matin une grève de deux jours qui est largement suivie sur l’ensemble du territoire », a affirmé Ali Hachimou, un délégué du personnel d’Orange Niger. Selon M. Hachimou, le mouvement est suivi par 388 des quelque 530 salariés d’Orange Niger.

Les grévistes réclament « la reprise des négociations » sur « la révision d’un accord salarial », entamées avant la fermeture, en novembre 2018, de la société par le fisc nigérien pour « non-paiement d’impôt », a-t-il expliqué.

Ces négociations n’ont pas pu reprendre après la réouverture de la société en raison d' »un règlement préventif » de la direction suspendant pour cinq mois « toute action sur les finances de l’entreprise », a-t-il expliqué.

Les protestataires veulent également que leurs emplois soient préservés dans le cadre d’un éventuel contrat entre Orange et un nouveau repreneur. En novembre 2018, le fisc nigérien avait fermé pendant 40 jours les locaux d’Orange Niger à Niamey pour « non-paiement d’impôt ».

La filiale nigérienne d’Orange avait qualifié de « contestable » cette fermeture consécutive à un redressement fiscal de 22 milliards de francs CFA (33 millions d’euros) qui représentait « près de 50% (de son) chiffre d’affaires ».

Orange Niger avait prévenu que « la continuité de l’entreprise » était « gravement menacée par ces décisions unilatérales et disproportionnées ».

Le Niger compte quatre compagnies de télécommunication qui se partagent les 7,7 millions d’abonnés aux services de téléphonie mobile, pour une population de 20 millions d’habitants.

Source VOA Afrique

Pape Ismaïla CAMARA
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