Musique : Aljo & Banorz sur les traces des « seigneurs » du reggae.

Icône du rap à Ziguinchor, au début des années 90, le groupe Banorz, s’est petit à petit sombré dans des difficultés, qui finiront par saper sa montée spectaculaire vers le succès. Pendant plus d’une décennie de lutte pour se maintenir en vie, le voilà qui reprend du poil de la bête.

La belle carrière qui s’ouvrait pour ce groupe, s’est transformée en une longue traversée du désert.N’eurent été l’abnégation et la détermination de Aljo, ce groupe pionnier du rap à Ziguinchor, serait aujourd’hui, un mauvais souvenir.
En effet, Aljo, le leader du groupe a dû, quasiment tout seul, tenir la « barque », pendant que certains de ses compagnons de rêve, sous le poids du découragement, ont lâché prise. Ils n’ont pu résister face aux assauts cruels et répétés des évènements malheureux de la vie qui les empêchaient de voir le bout du tunnel.
« comme cela arrive souvent aux groupes musicaux, nous avons connu beaucoup de difficultés qui malheureusement ont entraîné plusieurs départs » a martelé Aljo, sans une minute s’attarder sur le fond.
Malgré, les « intempéries », lui et deux de ses compagnons d’infortune, Nico Junior et Fibo, assistés par l’ancien producteur Robert Lahoud, maintiennent toujours ce rêve de se faire une place sur la scène musicale.
Totalement recomposé sous l’appellation Aljo & Banorz, ce groupe de la capitale du sud est en train de reprendre du poils de la bête. Ainsi, le Banorz new look remonte petit à petit la panne pour retracer sa trajectoire dans le paysage musical. « Nous ne sommes pas encore morts » se réjouit Aljo.
Une nouvelle aventure se dessine donc pour ce groupe qui depuis 2008 s’est engagé dans le reggae. Depuis cette date, il se contentait de rejouer les tubes « fétiches » des grands noms du reggae lors des concerts et festivals auxquels il participait.
La mayonnaise a semble-t-il pris forme, puisque Aljo & Banorz concocte en ce moment un album.En prélude à cette œuvre musicale, le groupe a produit deux singles pour alerter les fans et préparer le terrain à l’arrivée de l’album en vue.
Le premier single « khaliss do ko youbou » chanté en Wolof, dénonce l’idolâtrie de l’argent. Le deuxième, chanté en Mankañ exalte la peau noire et dénonce le complexe d’infériorité nourri par certains de nos frères et sœurs noirs qui courbent l’échine face à Babylone (l’occident).

Saër DIAL

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Saër DIAL

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