Mouvement d’humeur à Galloyabé : Les populations réclament eau et électricité !

A partir d’une forte mobilisation, les populations de Galloyabé plongées encore dans la pénombre sont descendues dans la rue samedi dernier pour manifester leur mécontentement. Se disant ainsi fatigués ‘des multiples promesses des politiciens’, les habitants de la localité toutes couches confondues ont arboré des brassages rouges pour dénoncer une situation qu’ils jugent insupportable. 

 

Situé à 25 kilomètres de la capitale régionale, le village de Galloyabé de la commune de Ogo reste aujourd’hui  l’un des plus gros villages de la région, du fait de  sa superficie et son poids démographique (plus de 3 000 habitants).

Dans ce bourg, le développement intégral a encore du chemin à parcourir, malgré l’engagement des populations autour de plusieurs réalisations d’intérêt commun. Notamment, la case de santé et le collège du village que les habitants ont construit sur moyen propre.

 

« A Galloyabé, lorsque la nuit tombe, on plonge dans l’obscurité, c’est comme si le temps reculait, les tâches quotidiennes s’effectuent à l’aide de bougies ou de lampes tempêtes. En plus, le manque d’eau potable a déjà ruiné les espoirs des villageois car les nombreux habitants se partagent un seul puits moderne», fait remarquer un notable.

 

Outre l’électrification qui est une urgence, c’est l’acquisition d’un forage qui a tout le temps figuré sur les doléances des populations qui n’ont cessé d’interpeller ‘les services compétents’ pour dépasser cette contrainte.

Sur le fait, les manifestants qui se disent outrés des nombreuses promesses jusque là non tenues, prônent l’initiative de ne plus participer aux élections. « Nous avons jugé nécessaire de montrer aux sénégalais et  surtout au Président de la République que nous ne sommes pas contents.

 

Et à Galloyabé, nous avons décidé de ne plus participer aux élections. Parce qu’on n’a pas jugé utile d’aller voter et ne pas être considéré », fulmine Thierno Ousmane , porte-parole des jeunes du village.
Source Sud Quotidien

Dieyna SENE
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