Mort annoncée de Mokhtar Belmokhtar, le Pentagone n’infirme, ni ne confirme

Celui qu’on surnomme « le borgne » aurait été tué par une frappe américaine en Lybie. Ce chef jihadiste était connu pour être le cerveau de la prise d’otages du site algérien d’In Amenas en 2013.

Le chef jihadiste Mokhtar Belmokhtar, lié à Al-Qaïda et cerveau de la meurtrière prise d’otages du site gazier algérien d’In Amenas en 2013, aurait été tué par une frappe aérienne américaine en Lybie, a annoncé dimanche soir le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale.
Le Pentagone a indiqué à Washington que le jihadiste Belmokhtar avait bien été la cible d’une frappe américaine mais n’a pas confirmé sa mort. « Nous continuons à évaluer les résultats de l’opération et fournirons plus de précisions de manière appropriée », a déclaré dans un communiqué le colonel Steve Warren, porte-parole du Pentagone.

Une frappe à 160km de Benghazi 
L’agence libyenne Lana, citant un responsable du gouvernement reconnu par la communauté internationale, a précisé que « la frappe de l’armée de l’air américaine a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche dans une ferme (…) à Ajdabiya, à 160 km à l’ouest de Benghazi, chef lieu de l’Est libyen, où Belmokhtar tenait une réunion avec d’autres chefs de groupes extrémistes, dont des membres d’Ansar Asharia », une organisation classée terroriste par l’ONU.
La dernière opération des Américains en Libye date de juin 2014 quand leurs forces spéciales ont capturé Ahmed Abou Khattala, un des organisateurs présumés de l’attaque contre le consultat américain à Benghazi en 2012, qui avait coûté la vie à l’ambassadeur Chris Stevens et trois autres Américains.

Déjà donné pour mort en 2013
Né en juin 1972 à Ghardaïa, aux portes du Sahara, Mokhtar Belmokhtar a combattu très jeune en Afghanistan en 1991, où il a perdu un oeil, ce qui a valu son surnom de « Laouar » (le borgne). Ex-chef d’Al-Qaïda au Magreb islamique (Aqmi), avec laquelle il était entré en dissidence, Mokhtar Belmokhtar avait créé fin 2012 sa propre unité combattante, les « Signataires par le sang ».
En janvier 2013, il avait revendiqué l’attaque sanglante et la prise d’otages massive qui s’en est suivi sur le complexe gazier d’In Amenas, dans le Sahara algérien, qui se sont soldées par la mort de 37 étrangers, un Algérien et 29 ravisseurs.
Sa mort doit encore être confirmée. En avril 2013, il avait déjà été donné pour mort par le Tchad. Il avait par la suite revendiqué un double attentat-suicide au Niger en mai 2013, qui avait fait une vingtaine de morts.

Source RFI

Dieyna SENE
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