Mise en œuvre des programmes et activités de la CEDEAO : la Vice-présidente de la Commission rappelle l’importance des prélèvements communautaires

La Vice-présidente de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Mme Finda Koroma, a rappelé l’importance des  prélèvements communautaires dans la mise en œuvre des programmes et activités de l’organisation régionale.

Intervenant, hier samedi 24 novembre 2018, à Abuja, au Nigeria, à l’ouverture de la 24ème réunion ordinaire du Comité de l’administration et des finances (CAF), Mme Koroma, selon le communiqué parvenu à www.lactuacho.com,  a indiqué que la mise en œuvre des programmes communautaires doit être accompagnée de ressources communautaires appropriées.

« Alors que 80% du budget communautaire provient du prélèvement communautaire, il faut insister sur l’importance du respect par les Etats membres de leurs obligations vis-à-vis du régime des prélèvements communautaires. Dans tous les cas, toutes les institutions continuent de faire des efforts pour la mobilisation de ressources extérieures en complément des ressources communautaires », a déclaré Mme Finda Koroma.

Elle a salué la tenue de cette rencontre qui représente à ses yeux une occasion d’interagir avec les représentants de l’espace communautaire, en vue de l’examen des activités et des programmes de travail de l’ensemble des institutions de la Cedeao.

Mme Koroma a exprimé sa gratitude aux participants à la 3ème réunion extraordinaire du CAF pour l’étude des projets relatifs au règlement financier, et au code de passation des marchés de la Cedeao.

« Ces deux documents importants de contrôle sont des conditions nécessaires pour notre conformité aux sept (7) piliers de l’Union européenne, qui devraient par la suite nous permettre notamment d’obtenir un financement direct de l’UE », a-t-elle fait savoir.

Soucieuse de la réussite de la session, elle a prôné un dialogue constructif entre la hiérarchie des institutions de la Cedeao et les membres du CAF.

Les participants à cette rencontre, nous dit-on, devront suivre et examiner une série de présentations portant notamment sur l’état d’avancement des tâches assignées aux institutions de la Communauté par la 23èmeréunion ordinaire du CAF, et le projet de budget consolidé des institutions de la Cedeao pour l’exercice 2019.

Ils auront également à analyser le rapport de suivi-évaluation sur la mise en œuvre des programmes des institutions communautaires de janvier à septembre 2018, le mémorandum sur le Dépôt logistique de la Cedeao à Lungi, en Sierra Leone, de même que le mémorandum sur la Vision de la Cedeao d’après 2020.

La présentation et l’étude du mémorandum sur le Fonds régional de développement et de stabilisation de la Cedeao, de celui relatif aux indemnités du président et des députés du parlement de la Communauté, tout comme de l’organigramme de l’Autorité régionale de Concurrence de la Cedeao figurent également au menu des travaux.

Quant au rapport intérimaire 2018 de l’Auditeur général des institutions de la Cedeao, et celui relatif àl’état d’avancement de la mise en place de la Radio de la Communauté, basée à Monrovia, au Liberia, ils seront présentés aux participants à titre d’information.

Le commissaire de l’Administration générale et des Conférences de la Commission de la Cedeao, Vafolay Mbandoe Tulay, a exhorté les membres du CAF à analyser ces divers documents de façon critique.

Pour sa part, le chef de la Cellule nationale Cedeao du Nigeria et président du CAF, Musa Sani Nuhu,dont le pays assure actuellement la présidence en exercice de la Cedeao, a assuré la hiérarchie des institutions communautaires que ces documents seront examinés avec diligence, en vue de créer les conditions pour l’amélioration des performances de l’organisation régionale.

« Je voudrais demander aux membres du CAF, qui sont des cadres de haut niveau dans notre sous-région, de faire un bon travail dans l’examen des documents qui leur seront présentés. La Cedeao sert aujourd’hui de sources d’inspiration à d’autres organisations régionales», a conclu Musa Sani Nuhu.

 

Momar Diack SECK
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