Mauritanie : Pourquoi l’opposant Biram Dah Abeid fait peur…

Tout ce que font ces hommes qui vénèrent le régime policier du général Mohamed Ould Abdel Aziz ne surprend pas, mais, l’opposition mauritanienne  surprend énormément par son incapacité à profiter, se servir d’une excellente situation, très favorable, pour mettre à terre le régime d’une façon très objective et nette.

La politique, ce n’est pas la guerre, la haine, les rancœurs, l’égoïsme, règlement de compte etc…. Malheureusement, nous avons senti le soupire  fort comme un  soulagement de certains, qui se réjouissent de l’arrestation arbitraire du candidat Biram à la veille de l’ouverture d’une campagne électorale.

Croyant naïvement, que le régime leur a donné ; un vrai coup de pousse inespéré  pour dégager  de leur chemin,  l’encombrant populaire opposant au régime et qu’ils auront désormais, leur chance d’être « élus » à l’assemblée nationale, si bien évidement M. Biram  Dah Abeid reste neutraliser physiquement dans un bagne à Nouakchott. En tout cas, c’est le message officieusement fort d’Ould Abdel Aziz à son « opposition » qu’il dit « protéger », afin, qu’elle participe aux élections paisiblement.

Certains éléments du régime rivalisent d’ingéniosité  pour amadouer « l’opposition »,  M. Biram dérange plus les « partis de l’opposition » que UPR pour faire passer la pilule, parce qu’il pique l’électorat de l’opposition non celui du parti au pouvoir. Les naïfs  opposants seront conquis  ainsi sans trop d’efforts !

Ils se trompent, cette détention,  va démontrer, ni le régime, ni le parti au pouvoir qui  cautionne, harangue, se félicite  officiellement, se réjouit sur cet acte  ignoble en deçà même de l’antidémocratique, moins encore l’opposition,  ne peuvent bénéficier d’un quelconque  crédit devant l’opinion nationale à fortiori  internationale, quelques soient les résultats officiels qui seront proclamés à l’issu de ces élections.

La jeunesse doit prendre l’assaut des urnes le 1er septembre 2018 prochain pour désavouer le régime et ses complices en votant massivement en faveur des listes SAWAB-RAG, à leur tête de liste nationale, M. Biram Dah Abeid et ses compagnons, le martyr de la démocratisation, la liberté,  l’égalité entre les citoyens qu’on doit sortir la tête haute, malgré son emprisonnement, il est l’antidote contre ces extrémistes tribalistes, les gourous communautaires qui nous gouvernent depuis 1960.

 

Biram Dah Abeid, candidat à la députation et futur candidat aux élections présidentielles a été arrêté, puis jeté en prison comme un vulgaire «vaut-rien, vagabond, délinquant » sans aménagement, sous un fallacieux prétexte pour l’empêcher de battre  sa campagne électorale d’égale à égale, à propager son discours, ses idées qui donnent des vertiges aux extrémistes esclavagistes tapis au sommet  de l’état.

Son idéal pour une Mauritanie unie, juste, égalitaire, pluraliste, fait tellement trembler ces extrémistes de tous bords ; qui ceinturent la présidence de Mohamed  Ould Abdel Aziz et certains faux opposants.

S’il n’avait aucune chance de remporter une élection, au moins, laissez le choix au peuple de l’exprimer démocratiquement, pourquoi avoir empêché cet homme de mener sa campagne ?

En vérité, le discours  prêchait par Biram est celui d’un vrai discours antidote contre ce régime sectaire, extrémiste, raciste et esclavagiste au pouvoir. Mohamed Ould Abdel Aziz et ses compagnons sont contre tout homme ou femme qui serait capable d’unir toutes les forces  vives qui composent le pays sans discrimination aucune. Voila ce qui tourmente, dérange le régime actuel.

 

Diko Hanoune/ Militant Abolitionniste Mauritanien

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