MAROC-SÉNÉGAL : Un ouvrage pour retracer les relations amicales, séculaires et multiformes

C’est depuis plus de 1 000 ans, le Maroc entretient de très bonnes relations avec le Sénégal. Et pour magnifier et solidifier toutes ces relations amicales et historiques entre les deux peuples, Sidi Mohamed Farssi, professeur titulaire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), a écrit un livre intitulé « Des relations amicales séculaires et une coopération multiforme » auquel il a relaté toute l’histoire entre les deux pays frères.

Ce livre, écrit par Sidi Mohamed Farssi, professeur titulaire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), retrace la symbiose avec qui marque les relations Maroco-Sénégalaises, fruit d’une longue tradition de fraternité et d’amitié, ancrée dans l’histoire. D’ailleurs, depuis son indépendance, le Maroc n’a pas cessé de réaffirmer son identité africaine en plaçant le continent au cœur de ses choix stratégiques. Les visites officielles des différents Souverains chérifiens au Sénégal témoignent de l’engagement sincère du Maroc dans tous les domaines à savoir politique, économique, social, culturel et spirituel.

Arrivé au Sénégal en tant que étudiant en 1984, sous la couverture de Serigne El Hadji Abdou Aziz Sy, khalif général à l’époque, qui était son tuteur, Sidi Mohamed Farssi, après son cursus universitaire à l’École supérieure polytechnique (Esp) de l’Ucad avant d’être enseignant au département informatique et Directeur de laboratoire de recherche dans cette école, a pris une partie de son temps pour écrire ce petit livre de 132 pages qui contient des faits historiques.

Dans cet ouvrage, il nous fait comprendre que les liens qui existent entre les deux peuples sont des liens de sang, de famille, des liens de solidarité sans faille et des liens de coopération et d’échanges constamment renouvelés et approfondis. Si les deux nations multiséculaires ont une histoire commune, riche d’échanges, de flux humains, commerciaux et culturels, on ne doit pas oublier aussi le socle des valeurs et des intérêts partagés.

De facto, le même référentiel spirituel auquel appartiennent les deux pays s’impose à nous : l’islam sunnite conforté par l’adhésion commune à la tradition « achaarite » et au rite « malikite ». Et bien entendu la « Tarîqa Tijania » qui constitue un autre point fort d’intersection entre Fès et des villes Sénégalaises pour sceller la fusion spirituelle entre les deux peuples. Pr Farssi qui est également le président du Conseil des Marocains au Sénégal a saisi de cette occasion pour passer en vue aussi la migration marocaine au Sénégal, les perspectives de la communauté et son avenir. Il s’agit de tracer l’histoire de cette migration ainsi que son devenir à travers les nouvelles générations. Une occasion pour décrypter et analyser les différentes sources historiques ainsi que le rôle de la Tijania et réhabiliter son apport pour l’immigration au Sénégal.
« À un certain moment, j’ai pensé immortaliser cette relation et essayer de rédiger cet aspect auquel j’ai assisté depuis étudiant, chercheur et enseignant », a affirmé Pr Farssi.

Saër DIAL

Rédacteur

Saër DIAL

à lire

Autres Articles