Madagascar : le ras-le-bol des associations professionnelles face à la récurrence des enlèvements

À Madagascar, 25 groupements professionnels ont signé hier, vendredi 26 janvier, un communiqué pour fustiger la faiblesse de l’Etat malgache face à la répétition des cas de kidnapping. Le dernier cas d’enlèvement remonte au 17 janvier.

Trop, c’est trop. Pour ces professionnels issus de différents secteurs (bâtiment, industrie, tourisme ou encore travaux publics), les enlèvements ne sont pas seulement le signe d’une forte insécurité qu’il faut bien sûr régler au plus vite. Ils nuisent aussi à leurs affaires.

« Cette situation mine considérablement le moral des chefs d’entreprises et de leurs salariés, qui investissent des moyens importants aussi bien dans leur propre sécurité que dans celle de leurs employés. », écrivent-ils.

Ils pointent du doigt « le business mafieux » que sont devenus les kidnappings avec, ajoutent-ils, des cerveaux jamais clairement identifié et encore moins condamnés.

Un ras-le-bol qui fait suite à celui du Collectif des Français d’origine indienne de Madagascar. Les Français d’origine indienne sont le groupe le plus touché par les enlèvements. La fréquence des kidnappings conforte Madagascar dans son statut de pays à risque, et fait fuir les investisseurs.

Mercredi 17 janvier, c’est un bijoutier de 68 ans qui a été enlevé en journée par des hommes armés. Une victime dont les autorités sont toujours sans nouvelles dix jours plus tard.

Source RFI

Pape Ismaïla CAMARA
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