Macky se lâche face à la crainte d’une année blanche et fait le buzz

La réaction du président Macky Sall face à la crise et les grèves cycliques dans l’enseignement, fait la une de plusieurs journaux. L’As titre : ‘’Macky s’emporte’’, lors du Conseil présidentiel consacré au Plan d’action du pacte de stabilité sociale et d’émergence (PNSSEE).
Macky Sall, écrit le journal, a invité les syndicats d’enseignants à ‘’revoir leur position, car il estime que l’Etat a beaucoup fait sur la titularisation des enseignants en déboursant 5,4 milliards pour le rappel des 2/3 des années de vacation de 1992’’.
‘’Toutefois, ajoute L’As, il hausse le ton et indique que pour des raisons de soutenabilité budgétaire, le pays ne peut pas continuer à dépenser plus de la moitié de ses ressources pour 1% de la population. Et +si c’est pour cela qu’on doit aller à l’année, on ira à l’année blanche+’’.
Ce qui pousse Sud quotidien à signaler que ‘’Macky Sall n’exclut plus une année blanche’’.
‘’Après 1988, le Sénégal pourrait connaître sa deuxième année blanche. Ou du moins, c’est qui ressort des propos tenus, hier, par le président de la République, Macky Sall, qui n’exclut plus une telle éventualité », indique Sud. Le journal indique que le chef de l’Etat s’est toutefois  »empressé de souligner qu’il n’en sera pas ainsi’’.
Le Témoin au quotidien ouvre sur le même sujet en rapportant ces propos du chef de l’Etat : ‘’Il n’y aura pas d’année blanche’’.
‘’On n’ira pas en année blanche, parce que je crois, qu’en face, nous avons des patriotes qui sont conscients de leur rôle historique à défendre l’école sénégalaise (…)’’, a déclaré Macky Sall cité par le même journal.
Au sujet des crises sociales, ‘’Macky Sall tacle les syndicats qui +veulent tenir le pays en otage’’, selon Le Populaire.
‘’Il n’y a pas que les salariés, vous êtes une minorité. Les autres ne sont pas la portion congrue de la population. Les efforts faits sont au-dessus des moyens du pays. On ne peut régler tout, tout de suite et maintenant’’, souligne le journal, citant le président de la République.
‘’Est-ce que nous avons le droit de sacrifier les enfants dont les parents ne peuvent avoir les moyens de les envoyer dans les écoles privées ou à l’étranger ?’’, s’interroge Macky Sall, dans les colonnes du même journal.
Le Soleil, pour sa part, souligne que Macky Sall ‘’veut un dialogue social pragmatique’’ et se dit ‘’convaincu qu’il n’y aura pas d’année blanche’’.

Source APS

Dieyna SENE
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