Macky, sa monarchie, les élections présidentielles, le dialogue et le peuple

Tout pouvoir a une fin et la tradition des présidents sénégalais qui comprennent cela, le moment venu, est qu’ ils partent  en toute beauté en léguant cet héritage fondé sur le respect de la démocratie. La mise en garde de Macky Sall à ses ministres est d’obtenir des bons résultats pour sa réélection ou de périr ensemble dans l’oubli.

Avec le message adressé à ses alliés, la fermeture du Haut conseil des collectivités locales ( Hcct) et  la dissolution  de l’Assemblée nationale, est le début de la chute d’un pouvoir conscient de la fin de son règne. Le peuple va détruire le chemin de la monarchie absolue que Macky Sall et ses alliés ont préféré prendre à la place d’un programme politique social solide et efficace pour les sénégalais durant son septennat.

Le modèle de gestion de l’Assemblée nationale et du Hcct en est une parfaite illustration. il est fait dans la soumission librement consentie par les deux présidents qui dirigent ces institutions. Et l’héritage politique des sénégalais depuis le départ du président Wade est fondé par le modèle socialiste resté durant 40 ans de règne sans partage.

C’est pourquoi Macky Sall met en garde ses alliés pour 2019, la chute risque d’être  brutale une responsabilité qu’il ne voudra pas tout seul porté sur ses épaules. Son statut de président pourra le mettre à l’abri mais à condition que le legs politique qu’il laissera au peuple soit celui fondé sur un système électorale démocratique comme ses prédécesseurs. D’où l’importance du dialogue sur le processus électoral et l’intérêt pour Macky Sall de se rapprocher du chef de l’opposition arrivé en tête des législatives, le président Wade et ensemble avec les autres partis de l’opposition de trouver une solution pour la tenue des élections présidentielles dans la participation de tout candidat de parti et de coalition déclaré.

Les manœuvres et autres combines politiques avec une certaine opposition ne lui rendront pas la grandeur d’un homme politique mais l’enfonceront d’avantage dans un trou noir et ceux qui sont avec lui dans ses pratiques mafieux ne rendent pas service au Sénégal mais leur propre intérêt.

Il faut qu’il ait le courage de taper à la porte de chef de l’opposition le président Wade et de reconnaître que le peuple sénégalais  ne suivra pas dans la soumission de la monarchie absolue qu’on l’impose qui est  une marque de fabrique de  l’impérialisme. Un système qui est à l’origine de toutes les terrifiantes guerres que l’Afrique a connu pendant les luttes d’indépendance.

Les Sénégalais en avaient fini avec ses méthodes issues du système colonial, s’il faut recommencer ils le feront en descendant dans la rue pour chasser ce modèle de domination absolue sur le peuple et ceux qui sont complices rendront tous  compte aux Sénégalais.

Jon Birahim Cadre-Libéral Paris

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