Machiavel n’était pas machiavélique… mais ces petits princes africains, si ! Ils le sont !

C’est à tort que l’on draine encore dans la boue, le nom de ce célèbre penseur italien. Ce « demi-dieu » de la pensée,  était un guide éclairé de son époque marquée par la barbarie et l’exaltation de la fureur généralisée.

Pour faire taire les pulsions sanguinaires qui agitaient  le genre humain encore peu discipliné, il eut le génie d’inventer un certain nombre de règles et principes de gouvernance dans le souci d’aider les dirigeants d’alors à bien tenir en respect leurs administrés de nature vachement insoumise.

C’est sous cet angle uniquement qu’il faut comprendre « le prince », ce petit volume dans lequel Machiavel a accouché ses idées révolutionnaires.

Mais lorsque furent abolis ces temps obscurs où Machiavel était un « prophète », pour céder la place au siècle des lumières, le « prince » devint caduque, car les gouvernants n’ont plus besoin de s’incarner en lion pour gouverner, l’homme  ayant beaucoup évolué.

Aujourd’hui, si on ne tient pas en compte cette dimension, alors on fait de Machiavel un machiavélique au sens péjoratif du terme.

En réalité,  est machiavélique, celui qui   fait  totalement  siennes et sans discernement aucune  les idées de cet illustre penseur italien. Malheureusement, nous constatons sous nos cieux que beaucoup de nos gouvernants ont pris le « prince », peut être de manière inconsciente, comme source d’inspiration, oubliant que ce petit  livre n’est plus dans l’air du temps.

Ainsi, constatons-nous avec dégoût et amertume, l’émergence  de «  petits princes » tortionnaires un peu partout en Afrique, qui foulent  au pied la dignité humaine.

Les constitutions continuent d’être forgées aux forceps,  en fonction des intérêts  et humeurs  de ces « petits princes » maudits. Allez au Togo ou en République Démocratique du Congo, vous comprendrez. D’un côté, on tire sur les populations  qui osent lever le petit doigt contre le prince, de l’autre on « génocide » tranquillement de pauvres  paysans pour l’amour du prince.

Ailleurs sur le même sol  africain, les libertés sont de plus en plus restreintes. A force de ressusciter Machiavel sans vraiment le comprendre, on finit par déclencher un enchevêtrement de dérives et de malheurs.

Libérer le libre arbitre et laisser Machiavel, le «prophète » des temps obscurs reposer en paix avec tous les honneurs d’un « demi-dieu » qui a marqué son époque.

Jean Nzalé

 

 

 

 

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