Lutte pour la terre, l’eau et les semences: L’arrivée de la caravane de la CEDEAO prévue le 16 mars à Dakar

La convergence Globale des luttes pour la terre et l’eau Afrique de l’Ouest, organise une caravane ouest-africaine sur les droits à l’eau, à la terre et aux semences, qui va sillonner 12 pays africains du 03 mars jusqu’au 24 mars. Elle va passer au Burkina-Faso, au Mali avant d’arriver le 16 mars au Sénégal où beaucoup d’activités sont prévues notamment la remise du livre vert au Président Macky Sall, président en exercice de la CEDEAO.
« Concernant l’étape de tenue de la caravane, elle consistera dans un premier temps à l’organisation d’une cérémonie de lancement de la caravane dans les pays de l’Afrique de l’ouest. La caravane sera émaillée par des conférences populaires, des projections de film, des rencontres avec les parlementaires, maires des communes et autorités tout au long de l’itinéraire. A destination, une cérémonie de remise du livre vert au président en exercice de la CEDEAO mettra fin à la caravane », explique Sidy Bâ, en marge de la journée de sensibilisation des journalistes par les organisateurs de ladite caravane.
Quant à M. Mamadou Mignane Diouf, leader Sénégal forum Social, il avance : « Aujourd’hui plus de 200 millions d’hectares sont accaparées dans le monde entier par des entreprises, gouvernements, élites, spéculateurs, souvent soutenus par la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International (FMI), le G 8 et d’autres institutions et consortiums. Cette mainmise par une minorité sur nos biens communs engendre concentration, expulsion puis asservissement des populations. Des territoires entiers sont ainsi vidés de leurs communautés, tandis que la perte d’identité et la destruction des écosystèmes rendent la vie impossible. Les communautés, dont les droits et la dignité ont été bafoués, se retrouvent avec des familles déstructurées ou transformées en communautés de refugiés, forcées à migrer, sans droits, appauvries, affamées. Il est estimé que 3000 personnes meurent chaque jour par manque d’eau ».
Il estime que l’accès et la gestion des espaces de vie communautaire sont détruits par des groupes militaires ramés qui perpétuent la guerre et l’occupation, des forces de l’ordre des Etats criminels, soutenus par des élites économiques financières et politiques.
« L’accaparement des terres s’accompagne toujours de l’accaparement de l’eau par différents moyens : les cultures non durables consommatrices d’eau, la privatisation des services de distribution et gestion des eaux, la contamination des nappes par des exploitations minières incontrôlées, la modification des cours fluviaux et du flux d’eau par la construction de barrages et l’expulsion des communautés qui en résulte », poursuit-il.
Selon lui l’accaparement des terres, c’est toutes transactions qui dépassent 200 ha, violent les droits humains, en particulier les droits légaux des femmes.
Rappelons que la caravane sous-régionale partira du Burkina en passant par le Mali avec une destination finale le Sénégal. Les représentants du Niger, Nigéria, Togo et Benin rejoignent la caravane à Ouagadougou au Burkina Faso. Le Ghana rejoint Bobo Dioulasso, la Côte d’ivoire rejoint la caravane à Sikasso au Mali, la Mauritanie à Rosso au Nord du Sénégal au Mali ; la Guinée à Tambacounda ; la Gambie, Guinée Conakry, Sierra Léone vont rejoindre la caravane à Kaolack.

Saër DIAL

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