Lutte contre l’insécurité alimentaire : 5400 tonnes de céréales collectées par les banques céréalières villageoises

Dans le cadre de son partenariat avec l’Etat du Sénégal, le Bureau-pays du Programme alimentaire mondial (PAM) et le ministère de l’agriculture et de l’équipement rural, ont initié de novembre à décembre 2017, une étude diagnostique des banques céréalières villageoises et des stocks villageois de sécurité. En marge de l’ atelier de partage et de validation du guide pratique de mise en œuvre et de suivi en œuvre et de suivi des banques céréalières villageoises, M. Oumar Sané, directeur de l’agriculture a révèle l’existence de 712 banques céréalières qui ont pu collecter 5400 tonnes de céréales.

« En fait, vous le savez pour les banques céréalières, depuis 2009, le PAM travaille avec l’Etat du Sénégal pour l’implantation des banques céréalières villageoises. Dernièrement, au mois de décembre, il y a une étude menée en collaboration avec l’ONG World Vision, le PAM et l’Etat du Sénégal, donc par la direction de l’agriculture pour faire une situation de référence. Et cette situation a montré qu’aujourd’hui sur 771 BCV qu’on a implantées, 712 sont fonctionnelles et 59 non fonctionnelles. Ces 712 BCV ont pu collecter à leur actif plus de 5400 tonnes de céréales, donc valorisées à plus de 850 millions », dixit M. Oumar Sané, directeur de l’agriculture.

Il rajoute : « ça montre aujourd’hui que l’importance de ces BCV qui impactent beaucoup sur la résilience des ménages vulnérables parce que tout simplement le mécanisme, c’est que quand il y a, quand on est en situation de déficit, les BCV mettent à la disposition des sociétaires des céréales à moindre coût par rapport au marché local ».

M. Réné Gomis, directeur de la qualité des programmes à World Vision, avance: « Vous comprenez que nous sommes dans un pays où la précarité alimentaire est en taux assez élevé. Donc, il fallait prendre des initiatives allant dans le sens de renforcer la résilience des ménages. Donc, nous avons avec PAM, nous sommes en collaboration, après une phase teste, il fallait à un niveau d’organisation de cette initiative. Donc, c’est ce qui a valu aujourd’hui, On a commis un consultant qui a fait ce travail. Aujourd’hui, on vient valider un peu le travail de ce consultant. Et ce document stratégique sera réinvesti dans les efforts de résilience des communautés ».

Selon lui, les banques céréalières, c’est une réponse, il y a des réponses beaucoup plus structurantes et ces réponses, on les retrouve du côté de l’Etat mais on sait que l’Etat n’a plus les moyens de sa politique, c’est pour cela que l’Etat collabore avec des organisations comme World Vision pour pouvoir répondre convenablement cela.

« On sait que la situation sur la sécurité, il y a des aléas qui interviennent, qui parle d’aléas, il y a toutes ces conditions qui font aujourd’hui que Matam n’est pas très bien loti à ce niveau mais cette initiative peut être une bonne réponse par rapport à Matam. Actuellement, nous avons quelque chose comme 300 banques qu’on retrouve principalement dans la zone de Kaffrine qui a été pour nous une zone test. On le retrouve un peu vers Vélingara. Maintenant, nous allons faire la mise en échelle un peu vers Kédougou et récemment, nous sommes à Ziguinchor avec un projet de santé. Peut être à Matam, là où les indicateurs sur la sécurité alimentaire sont u rouge. Pour nous, nous allons essayer de voire comment faire la mise en échelle à ce niveau-là mais pour nous, nous avons à peu prêt 300 banques céréalières », a martelé M. Gomis.

Et de M. Gomis de renchérir : « Actuellement, là où nous intervenons, nous intervenons dans 67 collectivités. Nous avons un indicateur qu’on appelle la proportion des ménages qui vivent des moments de soudure. On a vu depuis qu’on a commencé les banques céréalières, on a vu que l’indicateur a baissé jusqu’à un peu vers 45%. Au début, on était presque à 75% de ménages qui subissaient 1 à 3 mois de soudure durant l’année ».

Saër DIAL

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