Louga : sensibilisation des populations de Touba-Seras sur l’assainissement et la proximité avec le bassin de rétention des eaux usées

Les populations du quartier Touba Séras ont accueilli l’après-midi du mardi 14 août 2018 une délégation composée de personnalités issues de l’Office National d’Assainissement/Louga (ONAS/Louga), du service d’hygiène et du poste de santé de la localité.

Les hôtes ont ainsi communié avec elles sur les dangers de leur proximité avec le bassin de rétention des eaux usées.

Ainsi, selon Papa Oumar Barry, chef du service régional ONAS/Louga, c’est pour «sensibiliser les populations riveraines des canaux d’évacuations relativement aux mauvaises attitudes par rapport au réseau d’assainissement en général. On s’est rendu compte qu’à l’approche de la saison pluvieuse, beaucoup de ressources sont injectés à la cure des canaux d’évacuation pour les rendre opérationnels. Ce qui n’est pas efficient. Il fallait donc venir sensibiliser les populations à cet effet. Les fonds que l’ONAS injecte peuvent servir à financer d’autres systèmes d’assainissement plutôt que de les consacrer inutilement à ce gâchis», argumente-t-il.

Au nombre des problèmes soulevés par les populations, les canaux d’évacuation qui ne desservent pas toutes les rues, mais aussi la prolifération des moustiques dans le quartier à toute saison.

Comme éléments de réponses apportées à ces inquiétudes, M Barry informe: «Nous envisageons de résoudre ces problèmes dans le cadre du «projet d’assainissement des 10 villes» dont Louga.

Aussi, d’autres projets viendront en appoint pour des résorptions de manque de branchement au réseau. La Direction des Études et de la Planification (DEP) de l’ONAS réfléchit sur les nombreux systèmes à adapter aux localités compte tenu, bien entendu, de leurs spécificités. La DEP préconisera des solutions à tous les problèmes ainsi identifiés».

Aussi, précise-t-il, «toutes les populations ne peuvent jouir du système «tout à l’égout». Il va falloir diversifier l’offre en la matière par le «système d’assainissement individuel» notamment. Ainsi, les familles non connectées au réseau vont être servies par les camions de vidange».

De son côté, Penda Ndiaye, Infirmière chef de poste à Touba-SERAS  comme pour emboiter le pas à Mbaye Ndiaye point focal du projet à Louga soutient sa grande satisfaction d’«avoir été associée à l’opération de sensibilisation des populations sur les problèmes liés à la proximité avec le bassin de rétention et les canaux d’évacuation des eaux usées». Au sujet des différentes pathologies identifiées dans le milieu en raison de l’érection du bassin, elle révèle: «Au nombre des pathologies, les maladies respiratoires telles que la pneumonie surtout chez les nouveau-nés de 0 à 5 ans; on rencontre aussi les maladies diarrhéiques au niveau de tous les âges, sans oublier le paludisme».

Source lougawebmedias

Oumou Khaïry NDIAYE
à lire

Autres Articles