Linguère : un violent incendie survenu hier dans un village enclavé, pas de perte en vie humaine

Trois chevaux souffrant d’atroces brûlures, pas de dégâts matériels majeurs, encore moins de perte en vies humaines, c’est le bilan provisoire d’un incendie survenu hier à Linguère.

Mais selon le site  lougawebmedias.com  qui livre l’info, le spectacle désolant et terrifiant offert est celui de trois équins souffrant de brûlures atroces.

Les flammes qui ont jailli sur ces animaux aux environs de 10 heures hier  jeudi 03 mai 2018 ont été heureusement vite maîtrisées par les habitants du village, aidés en cela un peu plus tard par ceux de Balel Cissé, tous citoyens de la Commune de Warkhokh. Évidence  que le vétérinaire devait venir plus tard suppléer le Sapeur-pompier.

Pour qui l’ignore, le village très enclavé de Ndia est à environs 8km à vol d’oiseau à l’extrême nord de Linguère. Pour s’y rendre à bord de motos, il a fallu au reporter du site lougawemedias.com et à son confrère de djolofdjolof.net un détour de plus d’une douzaine de kilomètres via la piste du village de Ngayène moins sablonneuse.

Alioune Dia, propriétaire des chevaux, n’a pas caché son pessimisme sur la survie des équins qui avaient été solidement attachés à l’intérieur pour parer au vol de bétail et préparer leurs forces au besoin des prochaines semailles.

«Au regard de l’atrocité et de la profondeur des brûlures dans le corps de ces animaux, je serais très agréablement surpris de la survie de deux d’entre eux sérieusement atteints», avance-t-il.

«C’est de mon champ assez éloigné d’ici où je commençais à défricher à peine qu’on m’a appelé à revenir d’urgence à la maison. A mon arrivée, je n’ai fait que constater les dégâts. Mais rendons-en grâce à Allah. Le bilan de l’incident aurait pu être lourd si la solidarité intra-villageoise et inter-villageoise avait fait défaut…», a-t-il ajouté

Sur les causes de l’incident, toutes les personnes interrogées sur place par nos confrères ont avoué leur ignorance. Mais pour l’essentiel, les stigmates de l’incendie et la canicule sahélienne suscitent globalement l’interrogation suivante: les abris en paille rongés par le temps et la chaleur évolutive d’une très longue saison sèche, garantissent-ils la sécurité des animaux dans bien des cas pareils en milieu rural notamment ?

 

 

 

Momar Diack SECK
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