Levée de l’interdiction de sortie du territoire des libéraux, une bourde que Macky veut rectifier selon le PDS.

L’annonce de la levée de l’interdiction de sortie du territoire qui frappait jusqu’ici Samuel Sarr, Me Madické Niang et Me Ousmane Ngom dans le cadre de la traque des biens supposés mal acquis relance encore le débat sur les motivations de l’actuel régime.

En effet, annoncé comme une politique de rupture dans la gestion des deniers publics, la procédure de la traque qui visait au départ 25 personnalités dont le fils de l’ancien chef d’État, Karim Wade, est au ralenti depuis la condamnation de celui-ci.
Mais la levée de l’interdiction de sortie de territoire d’Oussou Bébé, Samuel Sarr et Me Madické Niang ne tempère pas outre mesure les ardeurs du PDS dont le secrétaire général national adjoint s’est fendu d’un communiqué pour dire ce qu’il en pense.
Selon lui, « non seulement Macky n’a pas respecté la signature internationale du Sénégal en se conformant à cette décision, mais au mépris de la mesure administrative a récemment fait voyager avec lui quelqu’un qui pourtant est concernée par ladite mesure (ndlr : Ousmane Ngom était avec le chef de l’Etat à la cérémonie d’investiture de Condéen Guinée) ».

Pour le N°2 du Pds, « c’est certainement après s’être rendu compte de cette énorme bourde qu’ils ont dû prendre la mesure de levée de l’interdiction de sortie du territoire dont une rumeur persistante fait état », nous dit le  »Populaire ».

Selon  Oumar Sarr le Pds « rappelle que le gouvernement doit, dans le respect du parallélisme des formes, procéder de la même façon qu’il l’avait fait en notifiant aux intéressés la mesure administrative, même illégale, les concernant ».
En plus de cela, « le Pds, exige non seulement la levée totale et sans condition de toute mesure d’interdiction de sortie du territoire prise contre ses responsables et ceux d’autres partis, mais exige également la libération immédiate et sans condition de tous les otages injustement emprisonnés pour exercer une pression illégitime sur notre parti ».

Momar Diack SECK
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