L’État appelé à verser sa contrepartie pour contribuer au renforcement de la mutuelle de l’éducation

L’État du Sénégal est accusé de ne pas vouloir verser jusqu’à présent sa contrepartie de cotisation pour le fonctionnement de la mutuelle de l’éducation (MGES), qui parfois sert de levier, si les caisses de l’État sont au rouge. Les secrétaires généraux des syndicats d’enseignants qui ne sont pas en phase avec les autorités sont montés au créneau tour à tour pour fustiger l’attitude du gouvernement.

Dans le cadre de la relance des activités de la mutuelle de l’éducation du Sénégal (MGES)  une Assemblée ordinaire s’est tenue hier au stade Léopold Sédar Senghor. L’occasion a été saisie par les secrétaires généraux de syndicats, à l’unanimité, d’appeler l’État du Sénégal à verser sa contrepartie de cotisation, même si le dossier est pendant à la justice.

« L’État devrait verser sa contrepartie, ce n’est pas une chose à négocier, la contrepartie est un combat que nous devons mener, tout en demandant à l’État de donner notre dû  », a soutenu Oumarou Waly Zoumarou secrétaire général national du SELS/Originel.

Mamadou Dianté du CUSEMS est aussi du même avis.

« La mutuelle tient à cœur  les enseignants et l’État doit honorer ses engagements, c’est dans la symbiose et la mutualité que nous parviendrons à régler nos situations et nos problèmes », at-il dit.

Tenant à réagir à ces propos, le représentant du ministre de l’Éducation, Yankoba Sagna, a fait savoir à qui veut l’entendre que « le problème de la non cotisation de l’État réclamée par les enseignants  est pendante à la justice. Le ministère sur le plan légal, n’a pas les moyens juridiques de verser ce dispositif.

Pour Yankhoba, la position du gouvernement est comment faire pour assurer la couverture sanitaire de ses agents et non d’essayer de mettre des bâtons sur les roues des instituteurs.

Selon lui, l’État est sur « la dernière ligne droite pour mettre en place un dispositif pour la prise en charge  des nouveaux agents de l’éducation ».

Cette mutuelle qui a vingt ans d’existence compte un effectif de 263 123 membres tous des enseignants et des corps émergents et participe à la gestion de proximité pour répondre à l’offre de soins, ont expliqué les acteurs.

Idrissa Diop

Saër DIAL

Rédacteur

Saër DIAL

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