Les quatre vérités des proches de Lamine Diack sur cette affaire de corruption

L’ancien président de l’IAAF (1999-2015), Lamine Diack, accusé d’avoir accepté des pots de vins pour cacher des cas de dopage, a « largement contribué » à la lutte contre ce phénomène dans l’athlétisme pendant son magistère, indiquent des documents officiels de l’instance mondiale en charge de cette discipline.
Selon ces documents consultés mercredi par l’APS, le secteur médical et antidopage de la Fédération internationale d’athlétisme, composé de quatre personnes en 2000, est passé à sept puis à 11 personnes en 2008.
Dans le même temps, renseignent-ils, le budget alloué à ce secteur a régulièrement augmenté pour atteindre plus de deux millions et demi de dollars (2.535.000 dollars), avec la mise en place d’Antidoping Task Force.
Parmi les actions édictées par l’IAAF, notent ces documents officiels, figure en bonne place la mise en œuvre de contrôles sanguins aux championnats du monde d’Edmonton (Canada) en 2001, sans compter les actions éducatives mises en ouvre par cette instance en direction des athlètes.

L’IAAF rappelle avoir collaboré dans cette lutte avec plusieurs structures travaillant contre le dopage, évoquant sa décision datant des championnats d’Helsinki (Finlande) en 2005 et consistant à conserver tous les échantillons d’urine prélevés.

En 2007, à Osaka (Japon), à côté du renouvellement des membres de la Commission médicale et antidopage en marge des championnats du monde, indiquent les mêmes documents, il y a eu un vaste programme de tests sanguins et urinaires, avant et durant la compétition.

Ils signalent par ailleurs la signature de la convention tripartite IAAF-LAD-AMA (Agence mondiale antidopage) pour la conduite des contrôles sanguins, actée lors des championnats du monde en 2011, à Daegu (Corée du Sud).
S’y ajoute « la collecte de sang de tous les athlètes participant pour le module hématologique et le module endocrinien du passeport biologique », selon les mêmes sources. A Moscou (Russie) en 2013, poursuivent-elles, de nouvelles mesures ont été prises et certaines reconduites comme le programme des tests sanguins avec contrôle de tous les athlètes, nous l’APS.
Dans le même ordre d’idées, soulignent encore ces documents de l’IAAF,  il faut citer l’idée d’un laboratoire satellite spécialisée dans les analyses de sang du passeport biologique, une structure qui devait être implantée à Nairobi (Kenya).

En août dernier, des médias allemands et anglais avaient fait état de l’existence d’échantillons sanguins de 800 athlètes présentant des valeurs de dopage « suspectes ou hautement suspectes ».

Ces médias faisaient référence à une base de données détenue par l’IAAF et concernant des athlètes russes et kényans, à quelques semaines des championnats du monde de Pékin.
L’ancien président de l’IAAF a été mis en examen à Paris dans un dossier de corruption lié à la lutte antidopage, rapportent mercredi plusieurs médias français. Son conseiller juridique, l’avocat Habib Cissé, a également été mis en examen par deux juges financiers parisiens, rappelle l’Agence.

 

 

 

 

 

 

Momar Diack SECK
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