Les fonds politiques : entre corruption des masses et abâtardissement des mœurs

À qui profitent les fonds politiques ?

Difficile d’en juger avec certitude à part DIEU, LUI qui sonde les cœurs et dévoile le secret des reins. Mais on  peut, d’après ce que l’on voit ou entend, donner  un avis pour ne pas dire, répondre à cette  interrogation relative à ce qui relève pourtant du domaine du « secret ».

Et d’après  ce que l’on voit ou  entend, il y a forcément, une grosse part de vérité, qui nous montre que  les fonds politiques, profitent surtout à ceux qui les gèrent (les tenants du pouvoir). Ils en usent et en abusent, comme bon leur semble.

Cela est  une évidence, même si l’on sait qu’une partie de ces fonds, est aussi orienté vers le financement de  la sécurité du pays et pour l’appui  de  quelques besoins à caractère  humanitaire  et caritatif.

L’autre vérité, encore plus amère, est que cet argent, qui est géré dans le secret, est le plus souvent utilisé à entretenir un certain clientélisme politique. On ne peut nier également que ces fonds « secrets » soient employés  à l’achat des  consciences, surtout pendant les échéances électorales.

Qui  dit achat de consciences, dit corruption, or la corruption, conduit à l’abâtardissement des mœurs. Il n’y a  plus de doute sur le fait qu’une grosse part de  cette manne financière,  soit  abusivement détournée  aux fins  occultes,  qui n’ont rien à voir avec les intérêts du pays.

Le procès en cours du maire de Dakar, M. Khalifa Sall,  lève un coin du voile sur la gestion peu catholique de ces fonds dits «  spéciaux ».

D’après certaines révélations relatives à ce procès, de l’argent provenant de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, aurait été octroyé pendant des années  à Youssou Ndour,  pour les besoins de son grand bal à Bercy, en France.

Ce fait ahurissant, montre à suffisance, le vilain plaisir criminel  que certains se donnent   avec nos maigres ressources,  pendant que le bas peuple tire le diable par la queue. C’est dommage qu’autant d’argent soit utilisé à financer des parties de loisir d’un tiers, alors que les urgences ne manquent pas.

Il est temps de mettre fin à tant de gaspillages. La suppression des «  fonds politiques », source quelque part de nos malheurs financiers, serait la bienvenue  dans ce contexte de morosité économique.

A défaut, il faudrait, au moins apporter des réformes quant à  la gestion de ces fonds.

Jean Nzalé

webmaster

Rédacteur

webmaster

à lire

Autres Articles