Le secteur financier africain de plus en plus façonné par les technologies avancées

Sumesh Rahavendra, vice-président des ventes pour DHL Express en Afrique subsaharienne, a indiqué à travers un communiqué que « L’industrie des services financiers en Afrique connaît un essor considérable.  L’émergence de la classe moyenne et l’abondance des PME en Afrique représentent pour les sociétés de services financiers de précieuses opportunités de proposer tant des services de banque de détail aux particuliers que des services de finance commerciale aux PME ».

Du rapport « The future shape of financial services in Africa 2015 » (L’avenir des services financiers en Afrique 2015) établi par PwC, il ressort que le secteur est comme un marché sans limites.

« Par rapport aux marchés mondiaux qui présentent des perspectives plus solides pour les services financiers, le risque de perturbation dans le marché des services financiers traditionnels en Afrique a poussé les entreprises à réévaluer leurs stratégies », explique-t-il.

Les Petites et moyennes entreprises (PME), note Sumesh Rahavendra dans le communiqué, sont le moteur de la croissance en Afrique, même si leur développement est souvent entravé par le manque d’accès aux facilités de financement.

Le document relève que la classe moyenne africaine connaît l’une des plus rapides croissances du monde et l’on constate une vague de consumérisme pour les biens et services de tous types : alimentaires, électroniques, pharmaceutiques, etc.

« Tandis que la majorité des banques internationales se tournent vers l’e-commerce, un certain nombre de banques en Afrique continuent à partager les informations et à faire leurs affaires sur base de documentation papier », ajoute Rahavendra.

Le secteur local de la banque de détail fait de plus en plus appel aux nouvelles technologies telles que les plateformes « Mobile Money ».

Un nombre croissant de consommateurs délaissent leurs cartes bancaires et se tournent vers leur téléphone portable pour les transactions bancaires du quotidien, nous dit-on.

Outre les solutions d’argent mobile, la majorité des pays africains se sont employés de façon concertée à améliorer leur sécurité transactionnelle en préférant le système de code PIN à la carte magnétique traditionnelle.

Selon une des recommandations, les chaînes d’approvisionnement évoluent en même temps que les technologies et les besoins, d’où la nécessité de travailler au plus près des clients pour être sûrs de leur offrir les meilleures solutions qui soient.

On note aussi dans le communiqué que du point de vue logistique, même si les documents bancaires représentent toujours d’importants volumes d’expédition au sein de l’Afrique, la disponibilité des nouvelles technologies augmente le besoin en équipements tels que serveurs bancaires, distributeurs automatiques et fournitures dans l’ensemble du continent, et ce, à la mesure du développement des banques dans les nouveaux pays et dans les zones rurales.

 

Idrissa Diop Idy

Saër DIAL

Rédacteur

Saër DIAL

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