Le mystique, l’irrationnel : Du bizarre sous les cieux des détenus sénégalais

En taule, on rencontre toutes sortes de personnes, des saints, des caïds et même des…djinns. Cette affirmation n’est pas de votre site lactuacho.com, mais d’un homme qui a consacré 34 années de sa vie au service de l’administration pénitentiaire.

Waly Mbodj, surveillant de prison principal de classe exceptionnelle, aujourd’hui à la retraite, dans un entretien accordé au journal sénégalais  ‘’L’Observateur’’, a bien illustré ses propos sur des  faits bizarres et rationnellement inexplicables.

Quand certains détenus retrouvent le sourire en prison, d’autres y vivent misérablement, assure-t-il.

D’après Waly Mbodj, quand certains surveillants ou gardes se comportement d’une manière négative, ils peuvent en retour côtoyer certains fléaux, voire même la mort…

« A la prison centrale de Saint-Louis (Nord du Sénégal NDLR), un de mes pairs, s’était entêté à raser un vieux détenu, qui pourtant l’avait mis en garde. Il lui avait dit : si tu t’aventures à me raser, je serais certainement le dernier homme que tu vas raser sur cette terre ».

La triste prédiction du prisonnier s’est malheureusement matérialisée, explique le retraité. Quelques jours après, le garde décédera curieusement renversé par une bagnole.

Mieux ou pire, ajoute ce surveillant principal de classe exceptionnelle, un jour il a vu un prisonnier qui, comme dans un film, avait le pouvoir d’étirer ou d’allonger ses jambes comme des poteaux. Un autre détenu, lui, avait le pouvoir de disparaître quand il le voulait…

Et ce dernier, toujours dans l’entretien que l’ancien surveillant a accordé à nos confrères, disait à qui voulait l’entendre qu’il est en prison uniquement parce qu’il le souhaitait.

« J’avais aussi en charge un prisonnier d’ethnie Bassari à Kédougou qu’on ne pouvait pas menotter. Il fallait que je négocie avec lui, lui offre des cigarettes, pour qu’il obtempère… »

Momar Diack SECK
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