Le dépôt sauvage des ordures ménagères : une habitude bien sénégalaise

Comment peut-on comprendre que les  sénégalais n’aient aucun sens du civisme et de la responsabilité ? Qui n’a pas vécu ce phénomène dégradant tel que  le dépôt sauvage des ordures ménagères dans son quartier, sa ruelle?

C’est devenu un fléau récurrent dans toutes les grandes artères de la ville de Dakar disons tous les points où les véhicules qui ramassent les ordures stationnent pour récupérer les ordures des usagers ; les populations en ont fait un dépotoir.

On assiste à un spectacle désolant de ces tas d’immondices jetés sur le trottoir et même sur la chaussée créant une odeur nauséabonde dans les alentours, et ces personnes n’en n’ont cure, se débarrassent des saletés  leur maison et les balancent sans remords sur le trottoir. Gare à vous si vous essayez de les en empêcher, vous serez rabrouer comme si vous étiez le méchant ou le coupable.

Et pourtant tous les jours les camions- benne sillonnent les quartiers tous les matins en sifflant parfois même deux fois par jour. Du coup, ces valeureux éboueurs se font une surcharge de travail, prennent 30 à 40 minutes pour ramasser ces saletés jonchées sur le trottoir au  niveau de chaque point de collecte à mains nues avec tous les impacts sur leur santé.

Les mots que des personnes répètent souvent : « Dakar, est sale, Dakar est sale ». Mais en réalité, la question à se poser c’est pourquoi Dakar est-elle sale ?

La réponse se trouve en nous même : des gens boivent leur gobelet de thé ou de café, leur sachet d’eau, leur peau de banane et j’en passe, les jettent sur le sol, parfois sur la chaussée. D’aucuns diront qu’il n’y a pas de poubelles publiques le long des artères mais elles sont systématiquement pillées par des gens mal intentionnés. D’autres personnes font leurs ablutions sur le trottoir créant des flaques d’eau et un spectacle odieux.

La responsabilité de tous est engagée, tout le monde est interpellé pour lutter contre ce fléau qui  n’honore pas les dakarois. Quoi de plus simple que d’attendre tranquillement le camion ramasseur  et d’y déposer ses ordures ! Quoi de plus simple que de mettre dans un sachet de petits déchets et de s’en débarrasser une fois devant une poubelle, ou encore de faire ses ablutions dans des lieux appropriés prévus à cet effet !

Des gestes simples mais salvateurs pour notre environnement et une meilleure hygiène de vie collective. Dans toutes les grandes villes du monde, je dirais d’Afrique, c’est d’abord la propreté et l’hygiène des gens qui attire votre attention d’emblée. Si Dakar aspire à devenir la vitrine de l’Afrique de l’Afrique de l’ouest, nous devons tous veiller à la propreté de notre ville, des nos belles avenues et rues.

L’Etat et les collectivités locales ont aussi leur part de responsabilité en laissant faire : des mesures idoines devraient être prises, accompagnées de moyens. Une brigade de l’environnement pourrait être créée, constituée d’agents de la sécurité de proximité pour arrêter systématiquement ces gens pollueurs de notre ville.

Une répression devrait être en vigueur avec des sanctions contre les personnes fautives allant du paiement d’une amende à la garde à vue. Il suffirait de l’appliquer pendant quelques mois, le comportement incivique des sénégalais changerait à coup sur.

Tel est le prix à payer pour rendre, Dakar, propre et rayonnante !!!

 

Mme Marième Diedhiou Mané

Professeur d’Histoire- géographie

au CEM de Pout I

Fara Michel DIEYE

Rédacteur

Fara Michel DIEYE

Co-fondateur du site Lactuacho.com, Fara Michel DIEYE jouit de plus de 18 années d’exercice dans la profession du journalisme et de la communication. Il a été notamment Rédacteur en chef du site d’information Dakaractu.com et de l’hebdomadaire Espace Magazine, et Directeur de la Rédaction du Quotidien Rewmi et de l’hebdomadaire économique Ecofi. En savoir plus >>

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