Le chef de file de l’opposition tchadienne exclu du parlement panafricain

Le chef de file de l’opposition tchadienne, Saleh Kebzabo, s’est vu retirer son siège de député panafricain à la suite d’une requête introduite auprès du parlement panafricain par le président de l’Assemblée nationale du Tchad, Haroun Kabadi, a-t-on appris de source officielle samedi à N’Djamena.
La mesure date du 28 octobre dernier et, selon la même source, Saleh Kebzabo qui était arrivé deuxième lors de la dernière présidentielle au Tchad sera remplacé par un autre opposant, le député Saleh Makki qui a cessé ses attaques contre le régime.

Le parti politique du député Saleh Kebzabo, l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR), deuxième force à l’Assemblée nationale, a réagi par la voix de son premier vice-président, Célestin Topona.

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«Il est reproché à Saleh Kebzabo d’user de sa liberté de parole pour critiquer l’Assemblée nationale. Kebzabo a demandé la dissolution de l’institution et son redimensionnement pour faire des économies », a expliqué Topona avant de qualifier d’ « inadmissible voire incompatible avec le mandat qu’il assume au parlement panafricain » la conduite du président de l’Assemblée nationale.

«Le président de l’assemblée nationale, dont les actes de forfaiture défraient la chronique, a choisi de livrer une énième guerre d’un énième complot contre le président Saleh Kebzabo, en mettant fin à son statut de parlementaire panafricain qu’il exerçait depuis 2007», regrette Célestin Topona, qui estime que Kabadi n’est qu’un maillon de la chaine de tous les complots contre l’UNDR.

En ce moment où le pays est secoué par de graves séismes, les acteurs politiques et sociaux devraient être guidés par la sérénité et l’humilité, a-t-il ajouté.

Source Apanews

Oumou Khaïry NDIAYE
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