La recrudescence de la violence au Sénégal : L’ADHA, indignée et préoccupée, interpelle les Autorités et formule des recommandations

Action pour les Droits Humains et l’Amitié a exprimé sa vive préoccupation et son indignation face à la situation actuelle, ponctuée de violences multiples que traverse le Sénégal.

Communiqué : En effet, depuis un certain temps, nous assistons à une recrudescence et à une récurrence de cas d’agressions, de viols, de meurtres commis par des individus mal intentionnés sur des personnes vulnérables telles que les enfants et les femmes sans défense.

Ainsi, la presse relate quotidiennement des cas de viols sur mineurs, des cas de vols et d’agressions avant et après les séances de luttes, de tueries d’enfants, d’agressions en pleine journée, filmées et qui font le tour des réseaux sociaux, des cas de jeunes surexploités, victimes de chantages sexuels et dont les droits sont bafoués dans certains centres d’appels.

Il se pose dès lors un véritable problème de sécurité des personnes dont les gouvernants sont les premiers garants.

L’heure est venue pour nos autorités de prendre toutes leurs responsabilités en mettant en place une stratégie rigoureuse et efficiente afin de contrer cette violence intolérable.

Action pour les Droits Humains et l’Amitié s’incline devant la mémoire des personnes tuées et présente ses sincères condoléances aux familles des disparus. Nous compatissons avec toutes les personnes victimes d’agressions et condamnons fermement ces actes d’une extrême gravité.

ADHA recommande vivement :

 Aux parents d’être beaucoup plus vigilant et responsable quant à la surveillance de leurs enfants,

 à l’autorité judiciaire d’ouvrir une enquête sérieuse et de tout mettre en oeuvre pour que les auteurs d’actes de violence, d’agressions et/ou de crimes soient poursuivis en justice, conformément au droit;

 d’augmenter l’effectif des forces de sécurité policière, de gendarmerie et d’agents de sécurité de proximité ainsi que leurs moyens logistiques ;

 de contrôler avec la plus grande minutie les scooters et les voitures dans la circulation ;

 à l’Etat d’apporter une prise en charge médicale et un soutien psychologique gratuits aux victimes ainsi qu’à leurs familles ;

 aux victimes et aux témoins de dénoncer les auteurs de tels faits afin qu’ils soient traduits en justice ;

 Aux conseils de quartier qui doivent jouer un rôle de relais de prévention et de sécurité.

Dakar, le 03/04/2018.

Adama Mbengue
Président ADHA
Action pour les Droits Humains et Amitié
Tél n°: 00 221 77 551 37 94
Skype: a.mbengue1
DAKAR SÉNÉGAL

Dieyna SENE
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