La presse sénégalaise face des pratiques alarmantes : pourquoi le CAPresse ambitionne d’assainir son noble milieu

A travers un communiqué et une stratégie murie depuis plusieurs semaines, le Collectif Assainir la Presse, (CAP) avait décliné, il y a plus de deux semaines, son ambition d’assainir le noble milieu de la presse sénégalaise.  

 Hier, samedi 2 juin, après une deuxième réunion, des professionnels des médias, regroupés dans le Collectif Assainir la Presse, (CAPresse), sont revenus après une série d’échanges, sur la situation jugée alarmante de la presse sénégalaise.

Le noble métier de  journaliste  infesté par des « corps étrangers », est devenu au Sénégal, un métier qui ne nécessite, ni étude, ni apprentissage, où même le marchand ambulant peut du jour au lendemain se réclamer de ce corps.

Journaliste et « journal-liste »

Pire, avec trop de laisser-aller (usurpation de fonction, d’identité, chantage, faux et usage de faux), des hommes et femmes bien identifiés, ont érigé l’exigence de perdiem en règle allant même jusqu’à une agression des organisateurs de rencontres et d’autres dérives.

Arrivés sur les lieux d’une rencontre ou manifestation organisée, ce que ces soi-disant journalistes cherchent d’abord est la liste de présence de la presse, source de perdiem à la fin de la rencontre ou manifestation.

Quelle que soit l’importance de la rencontre, s’ils sentent qu’aucun sou ne sera distribué, on ne verra pas leur ombre là-bas.

Pourtant, dans le cas contraire, on peut voir sur la liste de présence d’une rencontre presque insignifiante, une quarantaine voir même soixantaine de prétendus journalistes s’inscrire sur la fameuse liste de présence. Alors qu’ils n’écriront même pas une ligne, ni ne produiront un seul compte-rendu audiovisuel de cette manifestation.

Pire, à la fin de la cérémonie d’ouverture, ils peuvent même cibler les organisateurs pour exiger de force le « remboursement du transport »…

La noblesse d’un combat…

Pourtant, selon le Collectif qui pose ses premiers jalons, la presse sénégalaise, issue de grandes écoles, universités ou de la formation rampante, a toujours regorgée d’excellents journalistes qui ont fait la fierté du pays et même cités en exemple dans la sous-région.

C’est pourquoi cette noble initiative officiellement entamée le samedi 12 mai dernier par le Capresse est partie de ce triste constat : depuis ces dernières années, avec regret, des dérives sont souvent notées dans la pratique du métier.

Car imbus de cette sagesse qui dit: « La conscience professionnelle c’est d’abord choisir le métier que l’on aime », ces professionnels de l’information et de la communication ont toujours contribué à toutes les luttes avant et après l’indépendance.

Le Capresse et ses membres, nostalgiques de ces fidèles à l’éthique et à la déontologie de leur métier, ces confrères se sont toujours battus pour que cette noble mission consistant à informer et éveiller les consciences soit respectée, se disent conscients de la gravité de ces dérives.

Car ils ternissent l’image de cette noble profession, des professionnels de l’information et de la communication ont décidé d’engager la lutte pour restaurer les valeurs fondamentales de la presse sénégalaise.

Ses membres ont tenu à souligner ne point concurrencer les structures existantes regroupant des journalistes, hommes de média ou instance de régulation, pense pouvoir contribuer efficacement à la lutte pour la revalorisation du métier de journaliste.

C’est pourquoi, le CAPresse s’est assigné comme missions, entre autres, de porter à l’attention des autorités étatiques, Organisations non gouvernementales, institutions internationales, représentations diplomatiques, opinion nationale et internationale, les pratiques malsaines des faux journalistes, de  faire un plaidoyer pour  l’application effective et le suivi de la loi portant code de la presse.

Le Capresse se dit ouverts à tous ceux qui croient à cette noble initiative, ses membres en attendant la tenue prochaine d’’autres rencontres ont lancé un appel aux autorités et instances de régulation du monde des médias.

Votre site www.lactuacho.com  plonge dans ce noble combat, car pour la plupart, ces faux journalistes se réclame de la presse en ligne avec leur « point com…

Momar Diack SECK
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