« La plupart des PMA n’ont pas pu réduire de moitié leur niveau de pauvreté, conformément aux OMD », ministre Birima Mangara

Le représentant du ministre de l’économie, des Finances et du Plan, M. Amadou Bâ en marge de la Réunion régionale des pays africains membres du groupe des pays les moins avancés ( PMA), dont le thème porte : « Accélérer la mise en œuvre du programme d’actions d’Istanbul dans le contexte du programme du développement durable à l’horizon 2030 : un accent sur la connectivité à la large bande », M. Mangara estime que la plupart des PMA n’ont pu réduire de moitié la pauvreté.

« Cependant, force est de constater que malgré les efforts fournis au cours des cinq dernières années, la plupart des PMA n’ont pas pu réduire, de moitié, leur niveau de pauvreté, conformément aux OMD. Egalement, à mi-parcours de la période de la mise en œuvre du Programme d’actions, bon nombre des cibles, notamment celles relatives au développement humain et social, qui sont étroitement liés aux OMD, ne sont pas atteints. Il est, par conséquent, nécessaire d’accélérer la mise en œuvre du Programme d’actions et de renforcer le processus de suivi pour que ses objectifs soient mis en cohérence avec les ODD et bien intégrés dans les stratégies nationales de développement économique et social », souligne le représentant du ministre de l’économie ; M. Birima Mangara.

D’après le ministre Birima Mangara, outre la mise en place d’un cadre cohérent et harmonisé, l’atteinte de cet objectif nécessite la réalisation d’investissements massifs dans les secteurs à haute potentialité de valeur ajoutée et de main-d’œuvre, particulièrement dans le domaine des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), afin de tirer le maximum de profit des opportunités offertes par le développement du numérique, notamment en matière de croissance économique.
« En effet, vous conviendrez avec moi que l’apport de la génération 4.0 (autrement dit la digitalisation de l’industrie) à la croissance économique ainsi que l’importance du rôle que le développement et la promotion de l’accès à l’internet peut jouer dans l’amélioration des conditions de vie des populations ne sont plus à démontrer », a-t-il martelé.
Il estime que dans les pays développés, les taux d’accès aux larges bandes fixe et mobile se sont situés, en 2016, respectivement à 30,1% et 90,3% alors que dans les PMA, au même moment, les abonnements au haut débit fixe et mobile ne représentaient, en moyenne, que 0,8% et 19,4% de la population. Ainsi, investir dans le haut débit devient plus qu’une nécessité dans les PMA.
Selon lui, le numérique constitue une chance pour l’Afrique. La transformation numérique est la chance que les pays africains, en général, et les PMA africains, en particulier, doivent saisir pleinement.
Le représentant du ministre de l’économie, a tenu à préciser qu’avec 34 pays sur les 48 pays les moins avancés, nous aurions souhaité qu’une antenne régionale de la Banque de Technologie soit implantée en Afrique. Et que le Sénégal est disposé à accueillir cette antenne dans l’espace dédié au parc technologique dans le pôle urbain de Diamniadio, à la périphérie de Dakar.
« Nous osons espérer, qu’avant la fin de la mise en œuvre du Programme d’actions d’Istanbul, en 2020, le Sénégal sera, parmi les pays non seulement de référence en matière de développement des TIC et d’accès aux services internet à haut débit, mais, également, parmi les pays qui respecteront les critères de reclassement et de sortie de la catégorie des PMA », a précisé M. Mangara.

Saër DIAL

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