Kolda Un trafiquant de chanvre indien écope de 10 ans de prison avec travaux forcés

La Chambre criminelle de Kolda a condamné jeudi l’accusé Daouda Manga à 10 ans de travaux de travaux forcés pour trafic de chanvre indien. Le cultivateur doit aussi payer une amende de 3 000 000 F CFA.

L’homme âgé de 45 ans et père de trois enfants, Daouda Manga, natif de Bounghary, département de Bounkiling, région de Sédhiou,  est revenu sur la façon dont il est entré dans ce commerce illicite.

Pour sa première opération, Daouda Manga s’est rendu à bord d’une moto  à Touba Mouride où il a acheté 50 paquets de chanvre indien emballés dans des sachets en plastique, et trois cornets, d’un poids total de 50 kg et 48 grammes pour le compte du Bissau-guinéen.

C’était le 4 avril 2015. Le même jour, vers 23 heures 45 minutes, il a quitté Touba Mouride pour se rendre à Dabo où l’attendait Boubacar Barry chargé de convoyer la drogue dans son pays.

Etant donné qu’il devait percevoir 200 000 F CFA, la mule a tout fait pour éviter les points de contrôle douanier en empruntant la brousse. Mais mal lui en a pris car des éléments de la brigade mobile des douanes de Kolda, en patrouille sur l’axe Kolda-Médina Yoro Foula, l’ont interpellé. Daouda Manga a tenté de s’enfuir mais il a été rattrapé après une course-poursuite.

Devant la barre, l’accusé a reconnu que du chanvre indien a été retrouvé par devers lui mais il ignorait la qualité exacte.  ‘’Je ne peux pas vous dire avec exactitude c’est combien de kilogrammes mais, c’était la première opération’’, a-t-il déclaré. Suffisant pour que le substitut Abdoulaye Diouf demande qu’il soit condamné à une peine de 15 ans de travaux forcés assortie d’une amende de 5 000 000 F CFA.

Le Parquet a aussi demandé aux juges d’ordonner la confiscation de la moto et la destruction de la drogue saisie. D’après le représentant du ministère public, l’accusé mérite cette peine du fait qu’il ait reconnu les faits sans ambages.

La défense a sollicité l’application bienveillante de la loi compte tenu de la bonne foi dont a fait montre son client. Me Sall d’ajouter que si son client s’est lancé dans ce trafic, c’est parce qu’avec les 200 000 F CFA promis par son acolyte, il était convaincu de pouvoir subvenir aux besoins de sa famille. Mais l’avocat n’a pas été suivi dans sa plaidoirie car la Chambre criminelle a décidé de maintenir Daouda Manga en prison jusqu’en 2025.

Source Enquteplus.com

Momar Diack SECK
à lire

Autres Articles