Justice/Drogue : un Nigérian écope de 12 ans de prison, un taximan sénégalais récolte dix ans de travaux forcés

Vincent Obi Anagor, établi au Togo, a perdu en 2009 tous ses biens lors de l’incendie de sa boutique de prêt-à-porter. Du jour au lendemain, sa vie a basculé dans la précarité. Un blanc, dit-il, lui a proposé un business consistant à transporter de la marchandise en Hollande, dans son ventre. Il n’est jamais arrivé à destination. Lors de l’escale à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar, il a été épinglé par les agents de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis). Faisait l’objet de soupçon, on lui a demandé de faire un test urinaire qui a révélé des traces de drogue. Conduit à l’infirmerie de l’ASECNA, il a régurgité 41 boulettes de poudre blanche.

A la barre de la Chambre criminelle du tribunal de grande instance de Dakar, il a confirmé les faits tel qu’écrit dans le procès-verbal, mais, il a ajouté qu’il ne savait pas que la marchandise était de la drogue dure. Le procureur a requis une peine de 20 ans de travaux forcés assortie d’une amende de 92 millions de F CFA. Ses avocats ont longuement plaidé pour qu’une application bienveillante de la loi soit faite. Au finish, le juge a retenu une peine de 12 ans de travaux forcés plus une amende de 80 millions.

Le chauffeur de Taxi Soulèye Ndiaye écope de 10 ans de travaux forcés

Le deuxième accusé appelé à la barre hier est un chauffeur de Taxi arrêté en 2009. Soulèye Ndiaye a raconté devant le juge qu’il revenait de Mbour, lorsqu’il a été hélé par un client. En cours de route, ils ont été pris en chasse par les forces de l’ordre. Son présumé acolyte lui a alors fait savoir que le sac contenait 60 kg de chanvre indien. Arrivé à hauteur de Rufisque, ils ont tous les deux abandonné le véhicule pour prendre la fuite.

Si le propriétaire de la marchandise illicite échappe jusque-là à la justice, le chauffeur de taxi a été appréhendé, quelques jours plus tard, à Touba Ouakam. C’est le propriétaire du taxi qui l’a dénoncé à la police, afin de récupérer sa voiture. A la barre hier, il n’a pu bénéficier de l’acquittement demandé par ses conseils. Le juge lui a infligé une peine de 10 ans de prison et une amende de trois millions de F CFA.

Source ‘’Enquêteplus’’

 

Momar Diack SECK
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