Justice: M.Sarr écope de trois ans de prison pour avoir violé et engrossé sa nièce

Un procès de viol a opposé les membres d’une même famille, au village de Gayna Tamsir (commune de Sadio, département de Mbacké). Selon Tamsir Sarr, père du prévenu et grand-père de la victime, sa famille a toujours été stable, jusqu’à ce mois d’avril, lorsque l’oncle maternel de sa petite-fille violée a porté plainte contre son fils M. Sarr. Lamine Mangane a pris cette initiative après que sa nièce a accusé M. Sarr d’être l’auteur de cette grossesse qu’elle ne désirait pas.

A la suite de cette plainte, le chef de la famille, Tamsir Sarr, dit avoir essayé une résolution à l’amiable, mais sa tentative est restée vaine. Lamine Mangane ayant décidé d’aller au bout, puisque Mamadou Sarr a nié la paternité de l’enfant.

Les faits remontent au mois de décembre 2016, pendant la période du Gamou (célébration de la naissance du prophète de l’Islam). Selon la victime N. A. Sarr, le frère de son père a profité de l’absence de sa grand-mère, partie au Gamou de Tivaouane pour abuser d’elle.

« Il m’a trouvée nuitamment seule dans la chambre de ma grand-mère. Quand il est rentré, il m’a poussée sur le lit et a entretenu un rapport sexuel avec moi. Ensuite, il m’a menacée », a-t-elle soutenu à la barre. Mais le père du prévenu, Tamsir Sarr, a indiqué que son fils « ne peut pas être l’auteur du viol, car le jour du Gamou, la fille a dormi dans la même chambre que sa grand-mère ».

L’oncle refuse de faire un test de paternité

Comme à l’enquête préliminaire, le chauffeur, âgé de 30 ans, poursuivi de viol suivi de grossesse sur une mineure âgé de moins de 16 ans, a nié hier les faits qui lui sont reprochés. « Ce jour-là, je n’ai pas passé la nuit à la maison. Je travaillais dans un chantier de mon marabout », s’est-il défendu.

Mais la partie civile, N. A. Sarr, représentée par sa mère, a renoncé aux dommages et intérêts. « Nous ne sollicitons pas une condamnation. Notre souhait est qu’il reconnaisse la paternité de l’enfant »,  a clamé la mère de la victime, interrogée sur la réparation du dommage subi par sa fille.

Mais lorsque son avocat lui a proposé de faire des tests ADN pour prouver son innocence, il n’a rien voulu savoir. Mamadou Sarr a évoqué l’absence de transparence dans les tests pour éviter une confrontation de son sang avec celui du futur bébé.

« J’ai vu plusieurs personnes qui ont eu des problèmes après ces expériences », a-t-il déclaré, au grand dam de son avocat. Qui a décidé de se rapporter à la culpabilité plaidée par le parquet. Me Serigne Diongue a tout de même demandé au tribunal de condamner son client à une peine beaucoup plus douce que celle demandée par le ministère public, s’il le déclarait coupable.

Sa plaidoirie a été bien prise en compte par le président et ses assesseurs qui l’ont finalement condamné à trois ans d’emprisonnement.

Source enqueteplus.com

Oumou Khaïry NDIAYE
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