Journée mondiale de la vue : 555 000 malvoyants en attente de prise en charge

Au Sénégal où il y a 63 ophtalmologistes dont 52 vivent à Dakar, la prise en charges des malades de la vue est tout à fait un casse-tête, même si maintenant dans les régions des soins sanitaires sont dispensés. Selon les dernières estimations sur la prévalence de la cécité qui est de 1.42 avec 165 000 aveugles, 555 000 malvoyants attendent d’être pris en charge par les services de la santé.

À l’instar de la communauté internationale, le Sénégal a célébré le deuxième jeudi du mois d’octobre (le 11) la Journée mondiale de la vue sous le thème : « Les soins oculaires partout et pour tous ». Occasion  saisie par le coordonnateur national du Programme national de promotion de la santé oculaire, Dr Mouctar Dieng Badiane, pour alerter sur les nombreux cas de malvoyants et sur l’accessibilité des soins oculaires.

 

Selon le Dr Mouctar Dieng Badiane, coordonnateur du Programme national de promotion de la santé oculaire au ministère de la Santé, « 8 cas sur 10 cas de cécité au Sénégal » peuvent être évités ou traités.

Thiès, Louga et Diourbel sont les régions les plus touchées par ce fléau, même si beaucoup d’actions ont été menées dans ce cadre pour réduire drastiquement cette maladie.

La  cataracte qui est la première cause de cécité, précise-t-il, a permis d’enregistrer 35 000 à 50 000 aveugles par an dans ce pays. Parlant du traitement de cette maladie par les tradipraticiens, ce dernier de faire savoir Aucun guérisseur ne peut traiter la cataracte.

Le coordonnateur national du programme national de promotion de la santé oculaire a fait part également qu’un programme est en cours dans ce pays et a objectif de réduire la prévalence à moins de 1% avec différents plans stratégiques et d’actions pour vaincre ce fléau.

 

D’après les dernières estimations de l’Oms dans le monde, la cécité et les déficiences visuelles sont responsables d’une déficience visuelle chez plus de 253 millions de personnes. Parmi cette couche, 36 millions sont aveugles et 124 millions présentent des vices de réfraction non corrigés (myopie, hypermétropie ou astigmatisme).

Selon toujours Dr Badiane, 86 % des cas sont curables ou évitables. Cependant la plupart de ces handicapés visuels soit 90 %, vivent dans les pays pauvres et qu’en Afrique deux sur trois aveugles sont des femmes. D’où l’urgence d’agir et de mettre en œuvre des plans d’actions pour réduire ce poids qu’est la cécité.

 

Oumou Khaïry NDIAYE
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