Innovation, finance, partenariats: la réunion des États membres du FIDA se conclut sur un élan vers le progrès et plus d’impact

Communiqué : La 42e session du Conseil des gouverneurs du Fonds international de développement agricole a clôturé ses travaux aujourd’hui en mettant l’accent sur le besoin d’approches innovantes pour financer le développement – particulièrement pour les zones rurales des pays en développement où vivent la majorité des personnes les plus pauvres du monde.

« La demande de financement des petits exploitants agricoles est immense – on l’estime à 200 milliards d’USD pour l’Afrique subsaharienne, l’Asie du Sud et du Sud-Est et l’Amérique latine » a déclaré le Président du FIDA Gilbert F. Houngbo lors de son intervention à l’occasion du lancement d’un fonds d’impact visant à attirer des capitaux dont ont cruellement besoin les zones rurales dans les pays en développement.

Le Fonds d’investissement pour l’entrepreneuriat agricole (Fonds ABC) a été lancé avec différents partenaires: l’Union européenne, le Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), le Luxembourg et l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA).

Ce lancement s’inscrivait parfaitement dans le thème de cette année du Conseil des gouverneurs – « L’innovation et l’entrepreneuriat en milieu rural » – qui explorait comment l’investissement dans les technologies, l’innovation et le développement des petites entreprises peut permettre d’affronter les défis de la pauvreté et de la faim dans les zones rurales des pays en développement.

Dans son discours d’ouverture, le premier jour de session du Conseil, Gilbert F. Houngbo a affirmé que si la mission du FIDA  » demeure sa ligne directrice dans un monde en mutation rapide », des ajustements doivent être faits si nous voulons répondre aux besoins des populations les plus marginalisées. « Le FIDA doit impérativement innover pour continuer d’investir dans les populations rurales et leurs communautés, et faire sa part pour venir à bout de la pauvreté et de la faim », a-t-il ajouté.

Tout au long des deux jours de réunion, des responsables mondiaux, des personnalités, des responsables internationaux des politiques publiques, des représentants des populations autochtones et des ministres de différents gouvernements ont discuté des approches innovantes et de la manière de dynamiser l’accès des populations rurales  aux moyens de financement et technologies dans les pays en développement.

Lors de sa présentation du rapport de la commission EAT-Lancet récemment rendu public, Gunhild Stordalen, Présidente exécutive de la Fondation EAT, a insisté sur le besoin d’innovation dans les partenariats.

“Chacun doit être invité à la table », a-t-elle dit.  » Nous avons besoin de garantir l’inclusion et l’autonomisation des populations rurales, de leur permettre de partager leurs savoirs et de trouver de nouveaux débouchés commerciaux, et ce par de nouveaux  moyens, comme l’accès à des financements et des capitaux ou à des marchés équitables. Je suis heureuse de voir comment le FIDA assume la direction d’un tel programme et propose des solutions pour y parvenir ».

Outre les débats et les présentations qui ont été l’occasion d’échanges  dynamiques, le Conseil  des gouverneurs a accueilli un tout nouveau membre, la Pologne. Cette adhésion prend effet immédiatement, ce qui porte à 177 le nombre total d’États membres du FIDA.

Le Président du FIDA Gilbert F. Houngbo a conclu la journée en rappelant à l’auditoire que « l’objectif du FIDA est d’investir dans les femmes et les hommes pauvres des zones rurales dans le but d’éliminer la pauvreté et la faim. Nous mènerons à bien notre mission sans atermoiements, mais nous devons innover avec le même courage que celui de nos nombreux intervenants et orateurs. »

 

 

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