Indonésie: Le français Atlaoui n’est pas sur la liste des prochains « à exécuter »

Interrogé par l’agence France-Presse qui lui demandait si le Français allait être exécuté avec les autres étrangers, parmi lesquels deux Australiens et une Philippine, le porte-parole du Parquet, Tony Spontana a répondu ce samedi d’un simple «non».

De fait, ce matin, l’ambassade de France n’avait pas reçu de convocation pour se rendre au complexe pénitentiaire de Nusakambangan, où les détenus ont été placés à l’isolement en vue de leur imminente exécution -qui doit être annoncée sous peu – à la différence des représentations diplomatiques des autres pays ayant des ressortissants condamnés à mort. Outre le Français Serge Atlaoui, deux Australiens, un Brésilien, une Philippine et quatre Nigérians figurent parmi les condamnés à mort qui doivent être exécutés sous peu.

Ces dernières heures, les autorités françaises, à commencer par le président Hollande, en visite en Azerbaïdjan, étaient montées au créneau pour empêcher l’exécution de Serge Atlaoui. Manuel Valls en déplacement en Irlande, François Hollande en Azerbaïdjan donc mais aussi Laurent Fabius s’étaient exprimés à ce sujet.

« Inquiet mais combatif »

Rappelons que pour les autorités françaises, Serge Atlaoui, qui n’a aucun passé judiciaire, n’est pas un trafiquant mais un ouvrier qui ne savait pas qu’il participait à la construction d’un laboratoire de fabrication de stupéfiants. Serge Atlaoui est « inquiet mais combatif » selon le porte-parole du Quai d’Orsay ce samedi.

Condamné à mort pour l’exemple par le président Widodo qui a fait de la lutte contre les stupéfiants une priorité, Serge Atlaoui ne cesse pourtant de clamer son innocence depuis son arrestation dans un laboratoire clandestin de fabrication d’ecstasy proche de la capitale, en novembre 2005.

Un sursis pour le Français donc, mais tout de même peu d’espoir. Les deux condamnés australiens figurant sur la liste des exécutions avaient tenté la même approche auparavant, et cela c’était soldé par un échec. La Cour avait argué que la demande ne relevait pas de sa juridiction. Reste maintenant à savoir pourquoi cette décision soudaine du Parquet indonésien à autoriser le recours Serge Atlaoui.

Source RFI

Dieyna SENE
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