« Il y’a un flou total sur le nombre exact de bateaux qui pêchent au Sénégal »

À l’attention de tous les sénégalais. Nous allons vers un non respect du repos biologique qui doit être de deux mois avec un calendrier établi par des scientifiques sénégalais. Une situation qui peut avoir de très graves conséquences. Il faut défendre le secteur de la pêche pour l’importance et la richesse qu’il englobe et le faire dans l’intérêt du peuple sénégalais qui supporte et mérite le soutien de tous. C’est un combat que nous devons tous porter. Un autre combat a été lancé et ce qui dérange dans ce combat est qu’il est loin d’être sincère, toujours la même formule et des moments bien choisis pour détourner le peuple sénégalais de la réalité et du mal très profond que subit ce secteur. Nous saluons la sortie médiatique sur la prolifération de ces poudrières (unités de farine de poissons) au Sénégal. C’est un combat très important dans lequel nous devons tous mettre l’accent. On nous annonce qu’il n’y a que deux de ces unités qui fonctionnement alors que le nombre d’unités installées au Sénégal est inquiétant. France 24 nous a fait visiter à travers un documentaire dix unités de transformation de farine au Sénégal. Le nombre exact reste inconnu. Cette sortie faite au Sénégal sur les usines de farines n’est pas gratuite, elle ressemble plutôt à une campagne pour protéger ceux qui sont pour ces unités de farines de poissons et qui mettent tous les moyens pour la protection de leur secteur que personne n’a le droit de violer. La raison de cette sortie n’est rien d’autre que pour hypothéquer le repos biologique qu’ils n’ont jamais respecté. Un calendrier est établi par des chercheurs du Sénégal de renommée internationale, qui se mettent parfois en première ligne pour défendre les un (1) mois que nous imposent des armateurs étrangers ayant des bateaux pas en règle, qui en fin de compte n’accepteront jamais ces pratiques dans leurs pays d’origine. C’est vraiment grave. Où va le secteur de la pêche? Il est bizarre que l’on interdit à la pêche artisanale des sorties de nuit pour un soit disant repos biologique pour la sardinelle. La sardinelle n’a aucunement besoin d’un quelconque repos biologique. Donc soit, ils ne connaissent pas l’évolution de la sardine où ils cachent quelque chose. Car pirogues locales et bateaux étrangers pêchent dans la même zone. Ça dit tout. On ne les entend jamais piper un mot sur le mal très profond que ces pirates font subir au peuple sénégalais. Arrêter d’utiliser cette forme de communication pour protéger ces pilleurs de nos ressources halieutiques, ces étrangers qui le font dans l’illégalité et n’ont aucun respect pour les sénégalais. Ceux qui dictent leurs lois sur ces pratiques le font au Sénégal parce qu’elles ne sont pas acceptées chez eux. C’est seulement au Sénégal que ça peut se faire. C’est maintenant que l’on se rend compte que la pêche artisanale fait des dégâts? Et la pêche industrielle que vous défendez alors, celle qui est à l’origine de tous les maux que le secteur la pêche a dû supporter des années durant et continue de fort belle manière avec cette coopération de pêche illégale conçue pour piller ce que nous avons de plus riche comme produits halieutiques. Produits qui pourraient aider notre chère Sénégal. Ce n’est pas un accord avec l’Union européenne, c’est une coopération de mascarades, un soit disant plan d’aménagement ou plutôt un plan d’escroquerie infligé au peuple sénégalais. Cette coopération n’existe qu’au Sénégal et elle doit prendre fin dans l’immédiat. Les bateaux qui pêchent pour cette coopération sont dépourvus de documents valables. Le secteur de la pêche dans son ensemble est dans cette situation indescriptible que vous dites défendre alors que vous êtes en grande partie les premiers responsables avec des chercheurs sénégalais renommés qui monnaient leurs savoirs un peu partout. Je pose la question à savoir depuis quand nous a-t-on présenté une évaluation du stock au Sénégal? Depuis quand le repos biologique a-t-il été respecté pour être effectif? Depuis quand ces bateaux qui sont bien défendus n’ont pas d’observateurs à bord de leurs navires? Et pourtant, celui qui crie sur tous les toits défendre nos ressources halieutiques et n’a que les Russes comme cible, est le monsieur qui a débarqué les observateurs du bord de tous ces navires qui ont finit de détruire nos fonds marins. Une évaluation se fait avec des fractions traitées et de fractions rejetées qui apportent ces données pour faire une évaluation fiable du stock. Combien de tonnes de poissons sont rejetées en mer? Demander à ces propriétaires de navires combien de chalutages ils font par jour à la recherche de poissons nobles. Faites le calcul : si c’est cinq par jour, chaque trait ramène trois tonnes. On trie cinq cent kilos et le reste considéré comme poissons indésirables est rejeté en mer. Pendant trente où quarante cinq jours de mer et pour combien de bateaux à faire ce travail ignoble, il y’a un flou total sur le nombre exact de bateaux qui pêchent au Sénégal. Si vous voulez trouver la vraie cause de cette raréfaction de poissons au Sénégal, la voilà. N’est il pas en soit trop tard pour vouloir défendre ce secteur que vous avez fini de transformer en lambeaux? C’est vraiment un manque de respect au peuple sénégalais que de vouloir coûte que coûte protéger ces unités flottantes de mareyage amélioré qui sont dans toutes les magouilles, la fraude sur les jauges, la non possession de documents, la substitution des licences qui favorisent les bateaux étrangers qui ont déjà reçu une subvention pour aller à la casse et qui ,à la place prennent la direction du Sénégal où se passent la fraude sur les captures, la fraude sur les valeurs réelles à l’exportation. Le mal est trop profond mais il faut vite y mettre un terme. On ne les entend jamais parler de transformer nos produits pour apporter un prix valu à nos ressources halieutiques, ils préfèrent plutôt l’exportation de nos ressources halieutiques en état brut vers d’autres pays d’Europe qui les transforment. Le sérieux doit primer sur la magouille, si nous voulons sauver le secteur de la pêche qui est le seul à pouvoir solutionner les problèmes du Sénégal. Voilà les vrais promoteurs de tout le mal du secteur de la pêche. Nous exigeons les deux mois de repos biologique pour une bonne reproduction et une bonne régénération des ressources halieutiques qui ne se limitent pas seulement à celles citées.
Alassane Bâ secrétaire général des défenseurs de la mer alexendreba320@gmail.com

Saër DIAL

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