IDENTIFIANTS DE L’ÉDUCATION NATIONALE : Vers la déterritorialisation de la gestion système éducatif

Dans le but de contribuer à l’amélioration des enseignements et apprentissages à travers une généralisation de l’utilisation du numérique à l’école, le gouvernement du Sénégal, à travers le ministère de l’Éducation nationale, a procédé le samedi 9 juin 2018, au lancement de la plateforme de l’Identifiant de l’éducation nationale (Ien). Ce nouveau système d’information intégrée devra permettre le renforcement des capacités de gestion et de pilotage du système éducatif.

L’avenir du Sénégal c’est la déterritorialisation de la gestion de l’éducation. C’est une politique qui va permettre à notre pays d’avoir un système pédagogique déterritorialisé, pouvant permettre à un enseignant qui est à un point A de travailler avec un autre qui est à un point B ou C. Cette annonce est du ministre de l’Éducation nationale, Serigne Mbaye Thiam, qui a fait savoir que cet outil va « révolutionner » la façon d’enseigner au Sénégal. Selon lui, le pays tend vers ce processus. « C’est vers cela que nous allons », a-t-il déclaré. Le ministre de l’Éducation nationale s’exprimait ce samedi 9 juin 2018, au lancement officiel de la plateforme de l’Identifiant de l’éducation nationale (Ien), cérémonie qui a eu lieu au lycée d’excellence de Diourbel.

Ce système est mis en place pour développer des outils adaptés à la réalisation des ambitions pour l’école sénégalaise. À cet effet, il est aligné à trois objectifs stratégiques. Il contribue à l’axe 3 du Paquet qui est la promotion d’une étude ouverte, transparente et inclusive. Le projet Système d’information et de management de l’éducation nationale (Simen) qui est un projet mis en place par le ministre de l’Éducation nationale, contribue également à l’atteinte de l’objectif 1 du Paquet, tout en contribuant à l’objectif numéro 2 pour un accès équitable à l’éducation.

Comme l’organisation de notre système éducatif repose sur un système d’autonomisation déconcentrée, ce dernier d’expliquer : « La mise en œuvre de nouveau système de management sera un suivi de la vie de l’école et un accompagnant réactif de sa gestion avec comme finalité des prises de décisions pertinentes à tous les échelons du commandement ». Avant d’ajouter : « Cette plateforme sera aussi un moyen de gérer des aspects aussi complexes, comme la gestion et la mobilité du personnel, la gestion des carrières des enseignants et la demande en fournitures et autres prestations de service selon la trajectoire et la mobilité des élèves, leurs fréquentation et la suivie des examens et concours ». Autant de problèmes dont la gestion ne peut être trouvée que par la gestion informatique. Une raison de plus de la mise en place de cette plateforme. En outre, l’objectif étant de répondre à tous les besoins dans la chaîne de distribution des différents niveaux. Mais aussi, il permet la refonte de tous les fichiers déjà existants au ministère de l’Éducation nationale.
Le Simen permet de franchir un nouveau cap
Toujours dans son réquisitoire, le ministre de l’Éducation nationale a fait part que le Simen va nous permettre par ailleurs de franchir « un nouveau cap » dans le « management de notre système éducatif » par la mise en place d’un nouveau système d’information. « Le nouveau système va contribuer à changer l’image de marque d’une administration plus transparente aux conditions de travail plus améliorées », a-t-il dit, tout en précisant que la plateforme permet de changer le système d’information du ministère et de franchir certaines étapes comme l’évolution du processus et l’opérationnalisation du plan de communication auprès de tous les bénéficiaires.

Ce système dans toute sa pertinence, va garantir aux établissements un gain de temps et a changé l’image de marque à une administration. À l’heure où le ministre Serigne Mbaye Thiam lisait son discours, 5 694 personnes étaient déjà inscrites sur la plateforme dont 1 500 déjà validées. La région de Ziguinchor a battu pour le moment le record d’inscrits avec 1600 inscrits. Après vient Fatick avec 921 inscrits avant d’être suivie de très par la région de Dakar avec ses 161 inscrits. « Nous devons dépasser la barre des 90 % inscrits d’ici le 31 juillet prochain. « Nous n’avons pas le droit de priver des élèves et enseignants qui sont dans des situations pour utiliser les outils du fait de la généralisation au niveau du pays. Il y aura l’accompagnement pour une formation », a-t-il signalé, tout en soulignant que c’est un projet qui a été financé de bout en bout par le ministère de l’Éducation nationale et doit vivre et être amélioré.
Un système d’authentification mis en place
Afin d’assurer la sécurité et l’accès des données, un système d’authentification unique, a été mis en place. La fonction de ce système permet aux utilisateurs de s’authentifier une seule fois pour toute la durée d’une session indépendamment du nombre d’applications qui nécessitent une authentification. Mais si une fois quelqu’un ou un enseignant part en retraite il est subitement supprimé du système pour éviter des problèmes. Mais aussi c’est un moyen de contrôler le principal et l’ensemble des enseignants du Sénégal. Ce nouveau système d’information intégrée va permettre également le renforcement des capacités de gestion et de pilotage du système éducatif, et à contribuer à l’amélioration des enseignements et apprentissages à travers une généralisation de l’utilisation du numérique à l’école.

Au cœur du système figure par contre l’Identifiant de l’éducation nationale (Ien) avec un numéro d’identification de l’éducation nationale qui est un identifiant unique. A partir du système l’élève peut s’inscrire ou même procéder à un transfert d’une école à un autre. Un système salué par l’ensemble des partenaires techniques et financiers, comme le Japon qui a financé à hauteur de 591 millions F CFA ce projet. « Au cours des 25 dernières années, le gouvernement nippon a investi plus de 30 milliard F CFA dans l’école sénégalaise, tout en accordant un appui intéressant à l’éducation au Sénégal », a déclaré Keiko Egusa, Représentante de l’ambassadeur du Japon au Sénégal à cette cérémonie.
La Sonatel a doté, pour cela, à l’ensemble des élèves du lycée d’excellence de Diourbel des modems. Ainsi, 120 clés et des forfaits internet ont remis en tout aux meilleurs élèves.

Saër DIAL

Rédacteur

Saër DIAL

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