Hôpital Grand Mbour : Outrée par la mort de Awa, leur parente, une famille parle de négligence meurtrière et porte plainte

Alors que le cas de la jeune Aïcha morte de façon atroce dans un hôpital pikinois continue de soulever des indignations, une autre tragédie se fait entendre du coté de Mbour. Une famille révoltée par une négligence jugée coupable et flagrante à Hôpital Grand Mbour  décide de porter plainte. Awa C., une mère de famille est décédée hier mercredi à Mbour dans des circonstances plus que troublantes.

Que s’est-il réellement passé ?

Selon les témoignages des proches de Mme Awa C, la défunte a piqué une crise quand on lui a annoncé sous forme d’invectives que son mari, un émigré établi en Italie, s’est non seulement tapé une seconde épouse, était de retour et est actuellement à Saly, où il passe du bon temps avec sa nouvelle femme.

Cette nouvelle renversante ajoutée aux moments difficiles qu’elle traversait avec sa belle-famille, l’aurait fait piquer une crise, déplorant des douleurs à la poitrine. Affolée sa famille l’a fait évacuer à l’Hôpital Grand Mbour pour des soins d’urgence. En réalité, elle venait de subir un AVC.

Médecin fantôme ?

Mais là où la situation révolte sa famille, nous dit-on, est qu’à leur arrivée à l’hôpital, on leur a annoncé qu’Awa était morte et évacuée dans une autre salle. Pour le nom du médecin qui a tenté de la sauver et qui peut les renseigner sur sa mort, mystère et boule de gomme. Personne n’a pu les renseigner !

Au service de la réanimation, on leur a signalé qu’ils n’ont reçu aucun patient durant cette nuit. Le docteur qui l’a reçue (s’il y en a un) aurait quitté l’hôpital pour aller nul ne sait où ?

L’autre bizarrerie, selon toujours une de ses cousines est que ce n’est que ce jour (le lendemain) que les médecins ont découvert que la défunte était …enceinte.

Mais ce qui révolte le plus la famille est qu’entre son transfert de la salle où on l’avait déposée pour morte et la morgue, on avait remarqué que la main avait bougé. Ce qui laisse supposer que la dame Awa au moment où elle était dans cette salle et déclarée morte, était en réalité dans le coma. Et sans réanimation la fatalité s’est invitée.

Pour la famille c’est sans aucun doute un double meurtre pour négligence professionnelle. Quand ils ont voulu récupérer le corps de la ou des victimes. On leur a signalé que le procureur avait exigé que l’on détermine la cause du décès. Du côté de la famille aussi, on exige une autopsie. La défunte était une mère de trois filles et un garçon. Pour cette famille éplorée, c’est plus que de la négligence. Mme Ndiaye fatima, une proche de la défunte s’est rapprochée de la Justice pour que l’affaire ne soit pas étouffée dans l’œuf.

Momar Diack SECK
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