Haut conseil des collectivités locales: un gâchis économique…

Encore un machin budgétivore pour entretenir et nourrir une clientèle politique. On ne le dira jamais assez.

A y voir de près, le haut conseil des collectivités locales n’a pas sa raison d’être. Quelque soient les motifs avancés pour justifier sa mise sur pied, la logique et le bon sens, ne peuvent l’accepter, dans ce contexte de morosité économique.

La raison est que cette institution, à personnels pléthoriques (150 membres annoncés), est loin de constituer une priorité. Au contraire, elle va plutôt augmenter, quasi inutilement les dépenses et par conséquent  alourdir économiquement parlant, le manque à gagner de l’Etat.

On ne peut pas se donner le luxe de créer une telle institution, alors que les ressources manquent pour faire face aux priorités que sont : les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’agriculture (autosuffisance alimentaire) .

C’est dommage de constater que ce régime ne sait plus distinguer les urgences des besoins non pressants. Pourtant, il y a trois ou quatre ans, lorsqu’il s’agissait  de la surpression ou non du sénat, le président Macky Sall n’avait pas sourcillé. Il avait tout bonnement et sans perdre du temps, mis une croix sur cette institution.

En agissant ainsi, lui et ses alliés soutenaient vouloir « réduire le train de vie de l’Etat », jugé alors très démesuré. Si aujourd’hui, ce même régime procède  à ce qu’on pourrait qualifier de  » surcharge institutionnelle », nous ne pouvons que nous interroger.

Concrètement, qu’est-ce que ce conseil  pourra faire  d’extraordinaire que le ministère des collectivités locales, le ministère de l’intérieur, la Commission Nationale de Réforme des Institutions ( CNRI) et l’Association des Maires du Sénégal (AMS), tous réunis, ne soient en mesure d’accomplir ?

Jean Nzalé

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