Harcèlement, abus sexuels, propositions indécentes: Quand certaines domestiques racontent ce qu’elles vivent dans les ménages !

Certaines femmes de ménage, communément appelées en Wolof « Mbindane », sont parfois victimes au niveau de leur lieu de travail, d’abus ou d’harcèlements sexuels de la part du mari de leur patronne ou de leurs enfants. Souvent, elles sont nombreuses à garder le silence pour préserver leur emploi. A force de se taire et de se laisser faire, ces « mbindane » finissent par tomber enceinte. Et c’est partie pour le désespoir et la vie de misère. Aujourd’hui, des victimes se lâchent…

En banlieue, elles sont nombreuses, les bonnes à descendre le week-end pour se retrouver entre copines et parents de même village. En général, elles louent une chambre où, elles peuvent se retrouver en surnombre.

Parmi ces braves femmes et jeunes filles venues des villages les plus reculés du Sénégal, il y a certaines d’entre elles qui sont victimes de pratiques condamnables dans leur lieu de travail.

« En tant que propriétaire de cette maison en baraques, je loue à ces femmes les deux chambres. Elles se retrouvent le week-end ici après une semaine passée chez leur patronne. Elles rencontrent, dans leur lieu de travail beaucoup de difficultés. Certaines d’entre elles sont victimes de harcèlements ou d’abus sexuels de la part du mari de leur patronne. Il y a une jeune fille qui vient fraîchement du village, elle est abusée par le fils de sa patronne et elle est tombée enceinte. Et l’auteur refuse de reconnaître cela », nous dit une logeuse.
Cette jeune fille nous raconte son aventure avec le fils de sa patronne.
« Un jour, j’étais en train de lui faire sa chambre et il m’a pris par derrière pour me mettre dans son lit. Je me suis débattue mais il était plus fort que moi. C’est ainsi qu’il m’a pénétrée en me menaçant de me tuer si jamais, je dis ça à quelqu’un. Un autre jour à l’absence de sa maman, il est revenu à la charge en disant de lui nettoyer sa chambre. C’est là-bas où, il m’a trouvée pour abuser de nouveau de moi. Comme j’avais peur de raconter l’histoire à ma patronne, j’ai laissé la situation perdurer. Et chaque fois, il profitait de l’absence des gens pour abuser de moi. C’est ainsi que je suis tombée enceinte. Ces parents le soutiennent en disant que ce n’est pas leur fils qui en est responsable et ils m’ont renvoyée de leur maison ».

Fatou Tine, une autre femme de raconter sa mésaventure :

« Le mari de ma patronne, est un grand coureur de jupon. Il ne cesse de me faire des propositions indécentes. Lorsque ma patronne était hospitalisée, on partait ensemble dans sa voiture à l’hôpital pour amener les repas.

Un jour, sur le chemin du retour, il m’a invité à manger dans un restaurant très chic. Depuis lors, il ne cesse de me proposer de coucher avec lui, moyennant beaucoup d’argent mais je refusais toujours.

Un samedi, il a dit à ses enfants d’aller passer le week-end chez leur grand-mère. Comme nous étions seuls dans la maison, il a attendu la nuit pour s’introduire dans ma chambre. Il m’a trouvée toute nue en train de dormir. Il s’est allongé sur moi et j’ai criée. Il me dit que c’est moi. Et je me suis débattue en prenant mon pagne pour me couvrir le corps.

Ce jour-là, je lui ai dit que j’allais le dire à ma tante qui va en retour venir parler avec sa femme. Et pour payer mon silence, il m’a donné beaucoup d’argent. Il m’a tellement harcelé que j’ai fini par sortir en cachette avec lui ».

Beaucoup de victimes tombent enceinte !

Avec ces pratiques, beaucoup de ces domestiques tombent enceinte des œuvres du mari ou du fils de leur patronne. Témoignage
« Je suis tombée enceinte et l’auteur de ma grossesse n’est rien d’autre que le mari de ma patronne. Il m’a supplié de ne rien dire sinon, son ménage risque de voler en éclats. Il m’a dit qu’il me prendre en charge ainsi que tous les soins nécessaires. A la naissance de mon enfant, il m’a donné beaucoup d’argent. Aujourd’hui, j’ai laissé mon enfant au village avec mes parents. Financièrement, il nous appuie mon enfant et moi. Il m’a même promis de me marier un jour. Mon histoire avec lui, tout est parti, le jour où il m’a trouvée en train de dormir à moitié nue. Il est parti pour ensuite revenir sur ses pas pour poser sa main sur mon sexe. Après mon sursaut, il s’est allongé sur moi en posant sa main sur ma bouche pour m’empêcher de crier. Au début je lui ai dit d’arrêter mais il était tellement excité. C’est ainsi que je me suis retrouvée enceinte à force de se livrer à lui », témoigne une bonne.
Siga, une jeune fille qui travaillait comme domestique dans un quartier chic de Dakar est aussi dans la même situation que l’autre.
« Je suis tombée enceinte des œuvres du fils de ma patronne. A ma grande surprise, il refuse d’assumer sa responsabilité. Sa propre mère a ouvertement dit que son fils n’est auteur de sa grossesse. Elle m’a dit d’aller chercher ailleurs. Au début, elle m’a proposé l’avortement mais c’est lorsque j’ai refusé qu’elle a commencé de me dire que son fils n’est l’auteur. Mes parents sont allés la voire mais elle campe sur sa position en disant que son fils est bien éduquer pour avoir ces genres de rapports avec une domestique comme moi. Mes parents ont préféré se remettre à Dieu et m’avaient demandé de retourner avec eux au village mais ma tante a dit non », témoigne Siga.
Les bonnes se versent aussi dans la provocation !

Certaines domestiques posent parfois les yeux sur le mari de leur patronne.

« Je suis la petite copine du mari de ma patronne et il fait tout pour moi. Tous les jours, quand il rentre du travail, je lui sers son repas. Je profite de l’occasion pour porter un pagne transparent tout en laissant apparaître quelques perles pour attirer son attention. Sa femme n’a pas son temps, elle passe tout son temps entre les avions, c’est une femme d’affaire. Un jour, j’ai attendu qu’il soit au salon pour faire semblant de chercher quelque chose. Je sais que ma présence le trouble », lâche une dame travaillant comme domestique dans un quartier résidentiel.

« Un jour, il m’a fait un compliment en disant que j’avais une belle physique. Et il m’a demandé si j’avais un petit copain, je lui ai dit non car je voulais un homme comme lui. Depuis lors, il s’introduit dans ma chambre durant les voyages de sa femme. Parfois, il me demande de lui faire sa chambre et profite de l’occasion pour passer un bon moment avec moi », a-t-elle poursuivi.

Certaines patronnes de maison indexent les bonnes qu’elles accusent de « voleuses » de mari.
« Il y a certaines bonnes qui viennent dans les maisons pour voler le mari de leur patronne. C’est le jour où mon mari a commencé à chanter les louanges de ma bonne pour sa disponibilité que j’ai renvoyé cette dernière. Elle avait une forme généreuse, ce qui attire beaucoup d’hommes. Même les amis de mon mari qui viennent à la maison commençaient à la taquiner », estime une mère de famille.

« Et mes enfants m’ont dit que la bonne attend toujours que leur père revient du travail pour qu’elle commence à défiler au salon avec des pagnes qui laissent un peu apparaître son slip et ses perles. C’est le lendemain que je lui dis de laisser le travail. Ce jour-là, mon mari était dans une colère noire en brandissant la menace de ne plus payer une bonne qui travaille à la maison », a-t-elle ajouté.

Saer Dial

Saër DIAL

Rédacteur

Saër DIAL

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