Guinée-Bissau : manifestation d’une vingtaine de partis de l’opposition contre le « manque de transparence dans le recensement électoral »

Des milliers de personnes, selon les organisateurs, ont manifesté dimanche à Bissau contre « le manque de transparence » dans le recensement électoral à l’approche des législatives du 18 novembre.

La marche, à l’appel d’une vingtaine de partis d’opposition, s’est déroulée d’un quartier au centre de Bissau au siège du gouvernement, sur la route de l’aéroport, sur une quinzaine de km. Elle a été encadrée sans incident par la police.

Le recensement électoral en Guinée-Bissau a commencé le 20 septembre et devait durer jusqu’au 20 octobre. Il n’était pas possible dimanche de vérifier des informations, non encore confirmées officiellement, faisant état d’une prolongation.

Les manifestants, à pieds, sur des camions ou d’autres véhicules, portaient dimanche des pancartes et des affiches sur lesquelles on pouvait lire notamment: « Stop au recensement frauduleux ».

Le chef du Parti de la rénovation sociale (PRS, deuxième formation parlementaire), Alberto Nambeia, a déploré « le manque d’ouverture du Premier ministre (Aristides Gomes) à dialoguer avec l’ensemble des partis politiques » alors que ces derniers ont, selon lui, « le droit d’être informés de l’évolution du processus » électoral.

Les opérations d’inscriptions sur les listes électorales « se déroulaient aussi normalement que possible », avec 220.000 électeurs inscrits à ce jour, soit 25% du nombre global estimé d’électeurs, a déclaré jeudi à la presse Alain Sanka, directeur général du Bureau Technique d’Appui au Processus Electoral (GTAPE), rattaché au ministère de l’Administration territoriale.

Les élections législatives doivent permettre de dénouer la crise politique que traverse le pays depuis la destitution en août 2015 par le chef de l’Etat de son Premier ministre, Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir), auquel M. Vaz appartient également.

Selon le ministère de l’Administration territoriale, le recensement vise à inscrire près d’un million d’électeurs, sur une population d’environ 1,7 million d’habitants.

Dans un récent communiqué, la coalition de partis de l’opposition comprenant notamment le PRS avait dénoncé un certain nombre d’irrégularités, affirmant notamment que le logiciel informatique utilisé pour le recensement n’a pas fait l’objet d’un audit par les acteurs du processus électoral.

Source VOA Afrique

Momar Diack SECK
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