Guéguerre PS-APR : Vers un projet de loi pour freiner un futur groupe parlementaire du PS ?

Gouverner c’est prévoir, dit l’adage. Et Macky Sall a prévu sa rupture avec le Ps. C’est pourquoi, il a saisi les députés d’un projet de loi visant à interdire à tout député qui démissionne d’un groupe parlementaire de s’inscrire dans un autre groupe. 
Le Président Macky Sall anticipe le divorce  d’avec le Parti socialiste (Ps), surtout au niveau de l’Assemblée nationale. En effet, une source autorisée révèle que l’Exécutif va incessamment introduire un projet de loi visant à interdire à tout député qui démissionne d’un groupe parlementaire de s’inscrire dans un autre groupe.  «Le projet de loi est arrivé dans les tiroirs des députés»,précise la source de Wal Fadjri.
Ainsi, si cette loi est votée et que le Ps rompt d’avec l’Apr, le parti du chef de l’Etat, les vingt députés socialistes n’auront pas la possibilité de créer leur propre groupe parlementaire, encore moins de s’inscrire dans un autre groupe, par exemple dans le groupe des Libéraux et démocrates du Pds.
«Une aberration», fustige un député qui ajoute que ce projet de loi est fait avec la «complicité» du président de l’Assemblée nationale.

«Chaque année, pendant trois ans, le président Macky Sall a donné un bonbon au président de l’Assemblée nationale. Et c’est pour avoir son soutien dans cette affaire qu’il lui a donné deux bonbons en faisant passer son mandat d’un an renouvelable à cinq ans. Le pouvoir a donné des gages à l’Afp pour faire passer ce projet de loi», explique un autre député membre de l’opposition.
Il faut dire que ce projet de loi ne vise pas seulement les députés socialistes. En effet, si la loi est votée, les députés de l’Afp, favorables au dissident Malick Gakou, n’auront pas la possibilité de former leur propre groupe parlementaire comme ils le projetaient.
L’ancien numéro 2 de l’Alliance des Forces du progrès (Afp) revendique le soutien des députés progressistes. Et au lendemain de son exclusion, ces derniers, parlementaires progressistes, avaient  émis l’idée de créer un groupe parlementaire à la prochaine rentrée parlementaire. «La grande majorité des députés de l’Afp sont favorables à Malick Gakou et nous allons former notre propre groupe», disait un député progressiste favorable au leader du Grand parti (Gp).

«Mais pour des raisons stratégiques, nous attendons la prochaine rentrée parlementaire pour communiquer dessus. Car si nos rivaux sont au courant, ils feront tout pour torpiller notre projet», ajoutait-il.
Rewmi, le parti de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck dont les députés sont élus sous la bannière de la coalition Benno Bokk Yakaarfera aussi les frais de cette loi. La loi actuelle dispose que tout député qui démissionne de son groupe parlementaire perd automatiquement son mandat.
Source Walf

Momar Diack SECK
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