Ghana : fumer la chicha de plus en plus répandu chez les jeunes, l’Etat annonce des mesures et menace

L’autorité de régulation des produits alimentaires et médicamenteux du Ghana annonce de lourdes peines contre les opérateurs de chicha qui ne respectent pas la loi.

Selon la définition de Wikipédia, narguilé, Nargil, ghelyan ou chicha, shisha, arguileh, houka, ou encore chilam sont des synonymes désignant une sorte de grande pipe à eau d’origine persane utilisée principalement en Iran et dans le monde arabe pour fumer le tabac.

Le tabagisme au chicha est devenu de plus en plus populaire parmi les jeunes du Ghana. Fumer de la chicha n’est pas illégal dans le pays, mais les autorités indiquent que les opérateurs doivent respecter les lois régissant son utilisation.

Ils doivent par exemple enregistrer le produit et afficher des avertissements visibles sur les dangers du tabagisme.

Selon eux, les opérateurs peuvent désormais s’attendre à une peine d’emprisonnement d’au moins trois ans et à des frais administratifs de 4 000 dollars américains s’ils ne se conforment pas à la loi.

L’augmentation du nombre de bars à chicha à Accra et dans d’autres endroits du pays serait en partie basée sur l’idée selon laquelle le produit serait moins nocif que la cigarette.

Une idée fausse selon l’Organisation mondiale de la santé et l’autorité de régulation des produits alimentaires et médicamenteux du Ghana.

Selon le site nicorette.fr citant l’Organisation mondiale de la Santé, (OMS), une séance de chicha (ou narguilé) d’une heure correspondrait à l’inhalation de la fumée de 100 à 200 cigarettes.
Si la chicha est classée dans la même catégorie que les cigarettes, ce n’est pas un hasard. En effet, la fumée de chicha présente les mêmes dangers que celle des cigarettes classiques. De plus, la fumée moins âcre et associée à des parfums sucrés incite les fumeurs à inhaler plus profondément, provoquant des dégâts importants

Avec BBC Afrique

Pape Ismaïla CAMARA
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