Gare de Fret de l’AIDB : Satisfecit des industriels exportateurs de la pêche de l’état d’avancement des travaux

Le Ministère de la Pêche et de l’Economie maritime à travers la Direction des Industries de Transformation de Pêche (DITP) en collaboration avec les industriels exportateurs de la Pêche et les transitaires, a effectué une visite de travail à l’Aéroport International Blaise Diagne de Dakar (AIBD) pour voir les infrastructures et équipements aménagés pour la gestion du fret aérien des produits halieutiques. A la fin de la visite, les industriels exportateurs de la pêche, affichent une satisfaction quant à l’état d’avancement des travaux de l’aérogare de fret.

« Aujourd’hui donc à l’aéroport Blaise Diagne de Diass, on a aménagé un terminal qui a une capacité de 50 000 tonnes de Fret par an. Aujourd’hui, il y a une intégration de ce terminal fret à une plateforme logistique globale qui regroupe une partie de la zone économique spéciale intégrée qui a à son sein un cargo village qui va opérer avec le terminal fret », dixit M. Cheikh Diouf, chef du département logistique et transport de l’AIDB.

Selon M. Diouf, le terminal fret permettra aux opérateurs de pouvoir faire transiter toute la marchandise. Et l’infrastructure intègre à la fois des chambres froides qui permettront donc de garder les produits halieutiques autant les produits maraichers dans des conditions qui maintiendraient leur compétitivité après les exportations.

Il a tenu à préciser que le terminal fret d’AIDB va gérer tout ce qui est flux de fret à l’arrivée comme au départ et tout ce qui est magasinage va se faire au niveau du cargo village.

« Sur ce cargo village, les travaux sont en cours. La plateforme, elle doit être livrée incessamment. L’installation de l’entreprise en charge de la construction sera faite d’ici mi-mai. Et donc la plateforme construite disponible donc doit être opérationnelle d’ici fin octobre », martèle M. Diouf.

Il précise qu’au-delà de l’aspect fret, il y a une aérogare sur 42 000 m2 qui est capable de traiter à l’ouverture 3 millions de passagers.
« On a un système de piste qui permet aujourd’hui de traiter 115 mouvements d’avion par jour. On a 85 positions de parking avion, qui permet aujourd’hui de répondre aux normes internationales en matière de transport aérien. Et on s’est fixé la contrainte de qualité de service comme IATA B qui limite les temps de passage que ça soit du fret, que ça soit du passager au niveau de l’ensemble des différentes étapes », a laissé entendre M. Diouf.
M. Diène Ndiaye, directeur des industries de transformation de la pêche, avance : « Comme vous le savez la chaîne logistique est un moyen important, elle dépend et conditionne également la compétitivité de nos exportations. Le Sénégal a souffert de ce dispositif-là et nous pensons avec les infrastructures d’AIDB, le dispositif qui est mis en place, cette contrainte sera un mauvais souvenir pour le secteur de la pêche qui est le premier poste de nos exportations. Nous partons satisfaits de ce que nous avons vu ».

Et M. Makhtar Thiam, secrétaire général de l’Union patronale des mareyeurs exportateurs du Sénégal de marteler : « Nous sommes plus que satisfaits, c’était un souci depuis 2 ans, nous avons interpelé les autorités sur ce sujet et cette doléance a été très bien prise en charge par rapport à la réactivité des autorités mais surtout du directeur de l’AIDB qui a su avec les partenaires, transitaires et autres, diligenter les travaux pour que nos doléances soient prises en compte notamment en termes de logistiques de froid, en termes de sécurité et en termes de préservation de nos acquis, de notre agrément national qui conditionne un peu nos exportations par l’Europe ».
Mme Ndiaye, Fatou Niang, vice présidente du groupement des armateurs industriels de la pêche au Sénégal (Gaipes), abonde dans le même sens en soulignant : « Nous voulons une gare fret moderne parce que le Sénégal est un pays d’exportation de produits de la mer, on le fait depuis des années. Nous veillerons à ce que cette gare fret malgré l’éloignement soit une opportunité. Nous sommes fiers et satisfaits de ce qui a été fait, un bijou de l’espace ouest africain ».

Saër DIAL

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