Future exploitation du gaz à Cayar : Les pêcheurs dans le désarroi

Avec la découverte par Kosmos Energy d’un gisement de gaz naturel estimé à 1400 milliards de mètres cubes au large de Cayar, les perspectives d’un Sénégal «pays gazier» se confirment après les explorations fructueuses à Saint-Louis et à Sangomar. Le puits Teranga du bloc Cayar Offshore Profond, situé à environ 65 kilomètres au nord-ouest de Dakar, et à près de 100 kilomètres au sud de Gueumbeul 1, dans le bloc Saint Louis Offshore Profond laisse poindre des perspectives heureuses. Mais à Cayar, village de pêcheurs, les populations craignent plutôt une malédiction du gaz.

Il est 12 heures, ce 30 janvier 2019. La plage de Cayar, à quelques encablures du quai de pêche de la localité, est enveloppée dans un nuage de poussière. De la mer on ne voit que les vagues qui viennent mourir sur le rivage. Malgré tout, les mareyeurs, vendeuses de poissons et clients ont l’œil rivé sur le large, scrutant l’arrivée des embarcations parties à la pêche. Mais un regard jeté sur un coin de la plage, où nombre de pirogues sont parquées, renseigne sur une réalité : les pêcheurs n’ont pas été nombreux à braver les flots. La prudence est de mise face aux intempéries. Ceux qui ont bravé la mer n’ont cependant guère été heureux. Une première pirogue arrive bredouille. Une deuxième débarque avec la même infortune. Les vendeuses qui attendent sur la plage ont toujours les yeux tournés vers le large, le visage mangé par l’inquiétude. Au bout de leurs bras, les bassines et seaux vides pèsent de plus en plus. Dans le silence, rompu de temps à autre par les cris des oiseaux marins, un murmure monte : «On dirait que les changements climatiques et la découverte de gaz à Cayar ont commencé à faire notre malheur».

La même complainte aurait pu sortir de toutes les poitrines qu’étreint l’angoisse d’une journée de pêche infertile. Une de plus. Les torchères de gaz ne montent pas encore dans le ciel, mais c’est comme si la marée noire avait commencé à polluer Cayar et tuer la mer à petit feu. En fait, cette plage était une sorte de paradis pour les pêcheurs. Par la quantité annuelle de poisson capturé, Cayar occupe la deuxième place parmi les ports de pêche derrière Saint-Louis, et fait figure de premier fournisseur de poisson frais sur le marché intérieur. Mais on est loin des 50 000 tonnes habituelles, avec ces dernières années marquées par l’émigration irrégulière qui a fait partir des centaines de jeunes du village vers l’Europe, et les perspectives ne sont guère plus heureuses. Aujourd’hui, de six on est passé à deux campagnes de pêche dans l’année et le débarquement annuel ne dépasse guère les 30 000 tonnes, avec quelques 5500 pêcheurs.

Blues à Cayar

Installé sur une pirogue enfoncée dans le sable, le cure-dent à la bouche, Baye Birame Fall anime le débat au milieu d’autres pêcheurs. Secrétaire à l’organisation du Conseil local de la pêche artisanale (CLPA), il marmonne quand on l’interpelle sur la situation : «En tant que membre du CLPA et pêcheur en activité, nous avons des inquiétudes par rapport à la découverte du gaz à Cayar. L’exploitation future va constituer une menace pour beaucoup d’emplois, notamment pour les vendeurs de glace, les mareyeurs, les vendeuses de poissons, les pêcheurs. Nous n’avons pas d’autres activités que la pêche». Il continue à dénoncer et on se rend compte que l’inquiétude touche surtout les jeunes qui risquent de perdre leurs emplois et ne pensent qu’à se tourner vers l’émigration irrégulière.

Cayar, situé à 58 km de Dakar se vide déjà. De nombreuses pirogues ont pris le large pour amener des jeunes vers l’Europe. La tendance pourrait s’accélérer. «Il y a eu des phénomènes assez anodins, mais ils expliquent le niveau psychologique dans la commune. Certaines équipes de «Navétanes» se sont retrouvées sans joueurs, la plupart d’entre eux ayant émigré. Ce sont de détails qui, au fil du temps, impactent sur le gens», confie M. Cheikh Oumar Sy, ancien parlementaire et secrétaire permanent du Réseau pour la bonne gouvernance des ressources minérales, mais aussi président de l’Observatoire de suivi des indicateurs de développement économique en Afrique.

Risques de perte d’emplois

Des emplois risquent de se perdre, mais nul ne parle de la reconversion des personnes qui pourraient se retrouver en rade. Chargé du programme Gouvernance à Oxfam, Elimane Kane rappelle qu’«à Saint-Louis (Ndlr : un autre lieu d’exploration du gaz), des chercheurs étaient en train de parler de schémas de reconversion professionnelle. On doit intégrer cela dans les projets et penser à de nouveaux types de métiers qui vont servir dans la chaîne de valeur. Mais aussi penser à des alternatives qui devraient être liées ou non à l’industrie pétrolière et gazière parce que nous savons que le secteur, et surtout les exploitations offshore, emploient peu de personnes».

Chez les 25 000 habitants de la commune de Cayar, l’incertitude face à l’avenir habite aussi bien les jeunes que les vieux. Le gaz, tout le monde en parle et nul ne sait de quel côté le vent va tourner. «La société qui doit exploiter ce gaz va implanter ses bureaux ici. Elle doit même construire un port à Cayar, nous dit-on. Ils sont sur leur bateau et nous ne savons pas ce qu’ils font au large. On ne sait rien des produits qu’ils utilisent ni les raisons des explosions qu’ils produisent en mer. On sait juste que ce bruit fait dévier les poissons qui passent à des kilomètres de nos lieux de pêche», souligne Baye Birame Fall.

Iba Thiam, jeune pêcheur en activité, embraye : «C’est dans une de nos zones de pêche qu’on a trouvé le gaz. Les pêcheurs qui y allaient ne le peuvent plus. C’est interdit. En plus, certains types de poissons qu’on pêchait ont disparu. Demain, les espèces qui aiment la lumière vont être attirées par la plateforme quand elle sera installée et on ne pourra plus les pêcher parce que la zone sera interdite». Modou Mangara, un pêcheur à la retraite, lâche que depuis 1959 qu’il est dans le secteur l’avenir ne lui a jamais paru aussi incertain.

Cayar a le blues et cela se sent dans le vide qui se dégage du site de transformation des produits halieutiques appelé « Sine », en bordure de mer. Les tables de séchage y sont presque toutes vides. Les charrettes qui allaient et venaient avec leur chargement de paille pour fumer le poisson sont à l’arrêt. Mme Absatou Djité, membre du Gie Mantoulaye Diène qui regroupe des transformatrices de poissons, erre dans le labyrinthe des tables, comme indécise sur le chemin à prendre. «Je pense au jour où il n’y aura plus de poisson…», murmure-t-elle. Deuxième vice-présidente du Gie, Mme Khathie Faye traduit ses sentiments : « Nous sommes plus de 300 transformatrices. Nous n’avons que la mer car l’agriculture ne marche pas. Depuis 1966, je travaille dans la transformation du poisson et il n’y a pas de doute que notre gagne-pain est menacé». Présidente du Gie, Sokhna Maty Ndao ajoute que «la campagne de pêche débutait en décembre. Là on est en fin janvier et les tables de séchage sont vides. Depuis que les tests ont commencé en mer on a ressenti la rareté du poisson. Ces tests ont détruit les abris des poissons».

Cet avis est confirmé par M. Mamadou Diop Thioune, Leader national Pool-Ecologie-Les Verts, coordonnateur du Comité national du dialogue social de Pêche-Aquaculture-Ressources Offshores. « Les campagnes sismiques ont démontré que les répercussions de détonation ont des impacts sur les trajectoires de migration des espèces pélagiques pêchés en majorité dans la zone Cayar », renchérit-il. Mais son avis est tempéré par Abdou Gueye de Enda Energie, chercheur sur les impacts environnementaux liés à l’activité pétrolière et gazière dans l’environnement marin, doctorant à l’Université Gaston Berger. Selon lui, «les tirs sismiques n’ont pas d’impact sur l’habitat marin. Généralement ce sont des ondes qu’on lance pour mieux localiser le gisement. L’objectif, ce n’est pas nuire l’environnement ou de perturber les ressources halieutiques. Ce sont des pratiques normales. Il est vrai qu’on peut noter une raréfaction des ressources, mais ça va être temporaire. Il n’empêche qu’il faut mesurer ce qui se passe à Cayar. Sur le plan scientifique, nous n’avons pas encore des évaluations pour voir à quoi est liée la raréfaction des ressources».

Cependant, pour M. Oumar Sy il ne fait pas doute. «La plateforme sera installée à 100 km de Cayar et d’après les renseignements que nous avons eus en rencontrant les pêcheurs et les femmes transformatrices à Cayar, l’impact est déjà là, lié à l’exploration. La campagne de pêche est passée de six à un mois. Vous pouvez imaginer les pertes économiques pour les femmes, mais aussi pour toute la chaîne de valeur». Baye Birame Fall n’en pense pas moins : «Lorsque les bateaux sont venus pour faire les tests, ils ont détruit les roches en profondeur. Nous avons alors constaté que les vibrations chassaient les poissons migrateurs comme les sardinelles qui sont devenus introuvables dans la zone. La campagne de Cayar durait six mois, actuellement elle dure trois mois ou même deux mois. Par ailleurs, j’ai travaillé dans les bateaux coréens qui pêchaient dans les eaux de Saint-Louis et je partais aussi au Gabon et au Congo. Il y avait beaucoup de poissons autour des plateformes parce que ceux qui y travaillent jettent de la nourriture dans la mer. En plus, les lumières qui éclairent la mer attirent aussi les poissons. Or il nous sera interdit de pêcher aux alentours de la plateforme. Aujourd’hui, on dépense jusqu’à 300 000 F d’essence pour aller en mer et revenir avec des pirogues vides. Depuis qu’ils ont commencé les tests en mer, les bancs de poisson qui quittent le Maroc ne passent plus par Cayar».

La compagnie britannique BP se veut rassurante concernant les éventuelles pertes d’emplois

La compagnie britannique BP qui mène les explorations balaie aussi les soupçons et accusations. «Il faut préciser que BP, en tant que tel n’a encore fait aucune activité sismique. Celles qui ont été faites par Kosmos Energy datent de 2016 et ont couvert une large surface incluant les zones où ils disent que le poisson a migré, ce qui rend cette conclusion erronée et dénuée de bases scientifiques. En outre et conformément aux normes de l’industrie, nous réalisons systématiquement, dans toutes nos opérations, des études qui nous orientent vers les meilleures options à prendre, nous permettant ainsi d’éviter au mieux les impacts sur l’environnement en général et sur l’environnement marin en particulier. Nous comprenons néanmoins que le fait que l’industrie soit nouvelle dans le pays et qu’elle soit assez peu connue, puisse alimenter des spéculations de cette nature», précise M. Ousseynou Diakhate Communications Manager de BP Sénégal.

Pour ce qui est des menaces sur les emplois, BP semble aussi les minimiser, estimant que les deux activités peuvent cohabiter. «Pour nous il n’est pas question que l’exploitation du gaz se fasse au détriment de la pêche. Il n’est donc pas question de reconversion pour les pêcheurs. Nous pensons que les deux industries peuvent valablement cohabiter et nous y travaillons. D’ailleurs, nous avons une grande expérience de cohabitation avec des communautés de pécheurs dans d’autres pays. C’est le cas en Indonésie, en Egypte dans le Delta du Nil ou encore à Trinidade et Tobago», souligne M. Diakhaté.

Le mutisme des autorités

Devant les bruits qui enflent au sein de la population cayaroise à propos de l’avenir de la pêche, rien ne monte en écho du côté des autorités. Pour l’heure, seule la société civile porte la «bonne parole». Secrétaire du Conseil local de la pêche artisanale, Baye Birame Fall, assène : «Lorsque les experts envoyés par la compagnie qui devait exploiter le gaz, préparaient les tests, ils ont organisé une audience publique pour sensibiliser les populations. Mais ils voulaient seulement qu’on s’éloigne des bateaux qui devaient faire les tests. Depuis lors, personne n’est venu nous voir pour dire voilà ce que nous avons trouvé. Nous n’avons jamais eu de discussion avec un seul représentant du gouvernement sur la question. Nous ne voyons que la société civile et les parlementaires ».
Or, pour M. Elimane Kane, responsable du programme Gouvernance Oxfam, «il est important que les acteurs directement impactés puissent maîtriser et participer également au processus de prise décision qui va prendre en charge leurs propres intérêts. Nous avons déjà réuni les pêcheurs dans les zones comme Saint-Louis et Cayar, où la production va démarrer à partir de 2021 ou 2022. Ces contacts nous permettent de discuter avec les populations sur ce que le pays peut gagner dans l’exploitation des ressources mais également ce qu’on risque de perdre. Or les conséquences en termes d’externalités négatives ne manquent pas».
Cependant, M. Cheikh Oumar Sy, secrétaire permanent du Réseau des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales avance que cette structure présidée par le député Mamadou Lamine Diallo s’est penchée sur la situation de Cayar. «Au-delà de cette visite, ajoute-t-il, nous avons mené une étude sur la transition des métiers du pétrole et du gaz pour les communes concernées. Nous avons rencontré les différents acteurs pour constater que les populations ne savent pas encore à quoi s’en tenir». Il reste cependant que certaines autorités ne veulent pas évoquer la problématique du gaz de Cayar. A la Direction des pêches maritimes comme à la mairie de Cayar les rendez-vous se sont répétés pour ne pas être respectés. Un mutisme que Cheikh Oumar Sy tente d’analyser pour dire : «Je ne sais pour quelles raisons ces autorités ne veulent pas parler, mais c’est une difficulté qui peut être liée au niveau d’information. Eux-mêmes ne sont pas outillés pour pouvoir comprendre tous les faits liés à l’exploitation du gaz ou du pétrole. Ils ne peuvent pas se prononcer sans que l’Etat ne donne les éléments nécessaires. Que cela soit Cayar, Saint-Louis, Sangomar ou Rufisque, partout où on espère exploiter du gaz ou du pétrole, l’Etat devrait accompagner ces populations et les préparer psychologiquement. Il y a des expériences à partager sur ce qui se passe au Nigeria ou au Ghana».

Pour Elimane Kane, responsable du programme Gouvernance à Oxfam, «les contrats sont publiés et tout un chacun peut à savoir sur quoi l’Etat s’est engagé. Mais il n’est pas donné à tout le monde de pouvoir lire et comprendre un contrat. Donc l’Etat doit avoir ce dialogue direct avec les populations, leur expliquer les engagements qui ont été pris. C’est un devoir de transparence et de dialogue». Quant à M. Mamadou Diop Thioune, Leader national Pool Ecologie-Les Verts, coordonnateur du Comité national du dialogue social de Pêche-Aquaculture-Ressources Offshores, il estime qu’il y’a évidemment des risques de perte d’emplois et des menaces d’insécurité alimentaire dans la cohabitation Pêche et Pétrole.

Selon M. Thioune, les documents d’études d’impact environnemental sur le pétrole et le gaz ne sont jamais parvenus aux interprofessions de la pêche artisanale et au Comité National du Dialogue Social de Pêche -Aquaculture-Ressources Offshores.
D’après la compagnie BP, comme l’exploitation du gaz n’a pas encore démarré, ils n’ont pas encore rencontré les pêcheurs pour échanger avec eux mais dans un avenir proche, ils entendent le faire.
« Nous estimons qu’il est de notre responsabilité, partout où nous intervenons, d’échanger en toute transparence de manière inclusive avec toutes les parties prenantes. Ce que nous avons d’ailleurs déjà commencé. Et dans cette logique bien sûr, lorsque nous commencerons à être plus actif à Cayar, les communautés de manière plus large, et les pêcheurs en particulier, avec qui nous cohabiterons en mer, seront informés de long en large », dixit M. Ousseynou Diakhate Communications Manager, BP Sénégal.

Des risques de pollution existent avec les hydrocarbures
La future exploitation du gaz à Cayar pourrait avoir des impacts sur la biodiversité, selon M. Abdou Gueye de Enda Energie, Doctorant à l’Université Gaston Berger. « Aujourd’hui, le secteur des hydrocarbures, produit des déchets pouvant provoquer de la pollution. L’exploitation du gaz entraîne beaucoup de déchets. On fait le prétraitement avec les eaux de production qui vont avoir des degrés de toxicité énormes et si on les déverse en milieu marin, des zones susceptibles d’héberger les larves ou les juvéniles, ça peut entraîner des problématiques sur la reproduction. Ce qui peut amener une contamination pour certaines ressources.
« C’est vrai que la technologie a beaucoup évolué mais il y a toujours des bateaux qui coulent, il y a toujours des plateformes qui explosent. Donc le risque zéro n’existe pas. Ce qu’on peut faire par contre, c’est l’anticipation, voir comment prévoir des risques de catastrophes, les mesures à prendre », a souligné le député Cheikh Oumar Sy.

« BP n’a pas respecté les conventions d’acquisition des licences d’exploration et d’exploitation »
Selon Mamadou Diop Thioune, Leader National Pool-Ecologie -Les Verts-coordonnateur du Comité National du Dialogue Social de Pêche-Aquaculture-Ressources Offshores, «la Compagnie BP n’a respecté ni les conventions d’acquisition des licences d’exploration et d’exploitation dans son acquisition en sous-traitance ni les Sénégalais », dénonce-t-il.

Selon le leader national Pool-Ecologie-Les verts, « cette étude est sanctionnée par des recommandations de la Commission Néerlandaise en charge des lectures et doit être reprise et complétée impérativement. C’est ce qui pousse le Pool-Ecologie-Les-Verts (Alliance des Ecologistes et Verts du Sénégal pour le dialogue territorial et de croissance locale) à interpeller la jurisprudence des Nations-Unies à poursuivre les sociétés boursières et d’exploitations pétrolières et gazières ».

«La BP dans sa démarche en déphasage aux normes environnementales et conventionnelles est considérée comme un danseur de Tango  » Corruption d’acteurs de CLPA et des autorités municipales sur les audiences publiques  » au détriment des populations du présent et du futur sans respect de la convention d’AARHUS sur l’accès à l’information et à la participation des populations dans les centres décisionnels », peste M. Thioune.
Contrairement aux déclarations de M. Thioune, la compagnie BP estime qu’elle respecte scrupuleusement les lois et règlement qui régissent l’activité au Sénégal.

Le chargé de communication M. Ousseynou Diakhate, « Tout d’abord, nous sommes arrivés au Sénégal à la suite d’un partenariat avec Kosmos Energy en fin 2016. Un partenariat très courant dans l’industrie et conforme aux standards nationaux et internationaux. Je ne sais pas à quels acteurs vous faîtes allusions ni ce qu’ils nous reprochent, mais je peux vous dire que nous sommes arrivés au Sénégal en respectant scrupuleusement les lois et règlement qui régissent l’activité dans le pays. BP prend l’engagement, partout où elle opère, de faire des affaires de manière transparente, responsable et éthique. Vous savez, dans notre secteur, les opérations et les relations s’installent pour le long terme, c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles, nous nous évertuons à soutenir la création d’un environnement des affaires où ces comportements sont privilégiés et promus. En tant que membre fondateur de l’ITIE nous allons continuer à soutenir les efforts de bonne gouvernance du secteur initiés par le gouvernement du Sénégal », renchérit M. Ousseynou Diakhate Communications Manager, BP Sénégal.

Mieux pour étayer ses propos, M. Diakhaté rajoute; « BP est entrée au Sénégal en fin 2016 à la faveur d’un partenariat avec Kosmos Energy qui fait les découvertes de gaz sur les blocs de Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore Profond. BP a depuis lors renforcé ses investissements pour devenir partenaire principal sur ses deux blocs avec respectivement 60% de participation, 30% pour Kosmos Energy et 10% pour Petrosen. Nous sommes officiellement devenus opérateur sur ces deux blocs depuis début 2018 et concentrons depuis lors, nos efforts sur le projet transfrontalier Grand Tortue Ahmeyim situé sur le bloc de Saint-Louis Offshore Profond et la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie ».
Dossier réalisé par Massaër DIA (Direct-Info)

Saër DIAL

Rédacteur

Saër DIAL

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