Financement de partis politiques au Sénégal: L’énigmatique « rideau de fer »

L’affaire Lamine Diack a remis au goût du jour le débat sur le financement de partis politiques au Sénégal.

Bon nombre de compatriotes qui ne s’étaient jamais posés la question sur l’origine des ressources financières et matérielles (voitures …) de nos formations politiques, ont subitement, depuis ce vendredi 18 décembre 2015, senti le besoin de tout savoir.

Il sera difficile d’établir un état des lieux de cette problématique, puisqu’aucune disposition ne permet de le faire.

C’est-à-dire qu’il n’existe véritablement pas d’instrument de veille et de contrôler des fonds destinés au financement des hommes politiques, surtout en période de campagne électorale.

Cette situation expose donc nos partis politiques, non seulement à toutes sortes de dérives financières, mais surtout à la merci d’organisations occultes et autres lobbyings étrangers.

L’exemple de la Guinée Bissau dont on dit que certains partis politiques seraient financés par des cartels de la drogue est là pour nous servir de leçon.

Si ce pays voisin est dans un gouffre, c’est en partie à cause de ces  forces occultes qui d’une manière ou d’une autre tirent les ficelles.

En termes clairs, lorsque vous jouissez des largesses de quelqu’un, il peut user de vous comme bon lui semble. Il n’y a rien de plus dangereux pour un pays que d’avoir  des hommes politiques  à la solde de lobbies  étrangers .

Donc les inquiétudes manifestées par plusieurs sénégalais par rapport à cette problématique sont plus que légitimes car cela engage la sécurité du pays au plus haut degré.

Les travaux réalisés sous Abdou Diouf sur cette question et le statut de l’opposition doivent être revus  et enrichis.  Comme l’avait proposé en son temps le Pr El Hadj Mbodj, il faut aujourd’hui au Sénégal une autorité indépendante pour veiller sur le financement de partis politiques.

Jean Nzalé

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