Fête du Travail : Le SYNTIPS se démarque de certaines centrales syndicales

Certaines Centrales syndicales n’ont guère répondu aux nombreuses attentes des travailleurs face au démantèlement du code du Travail et à la violation de la Constitution sénégalaise.  Le monde du travail sénégalais est crucifié par la collaboration systématique, à la combinaison inégalitaire, inhumaine, inadéquate, disproportionnée, inadaptée et incongrue de certaines centrales syndicales.

Une situation chaotique pour le Syndicat national des travailleurs des industries polygraphiques du Sénégal (SYNTIP) qui dénonce ce qu’il qualifie de « plan ourdi » et orchestré par certaines Centrales syndicales, par la signature « d’accords » de manière servile, qui porte préjudice aux travailleurs à la base.

Dans un communiqué parvenu à Lactuacho note ces centrales n’ont pas mis en branle les commissions de travail (cadres, seniors, femmes, jeunes et l’informel), dans le souci de prendre en compte les préoccupations majeures du milieu du travail dans sa globalité. Ainsi, lesdites Centrales syndicales ont remis en cause, la crédibilité du syndicalisme de développement, de transparence, de concertation et de transformation sociale.

Chronologiquement donc, elles ont signé la Nouvelle politique nationale de l’emploi (NPNE/2014-2018), le Pacte national pour l’émergence économique du Sénégal (PNEES), le Pacte national de stabilité sociale et d’émergence économique (PNSSEE), le Plan Sénégal émergent (PSE).

Ce faisant, elles ont permis le vote par l’Assemblée nationale sénégalaise des lois sur « les contrats de stage et d’apprentissage », avec l’appui du Conseil consultatif du travail, sans le consentement des travailleurs. De tout cela, il n’est question que de destruction, de régression de l’édifice social et de suppression d’avantages acquis de haute lutte. Or, tous ces actes commis par ces dites centrales réunies, portent atteinte à l’autorité du syndicalisme. Ils sont l’apanage de défaut d’orientation ou d’une orientation non débattue dans les instances de base. Une orientation à la fois ignorée, imposée et pratiquée, eu égard à de simples égos monstrueux et grotesques.

Selon toujours le document aucune de ces organisations professionnelles de base affiliées à ces Centrales, n’a voté en faveur de cette orientation qui, ferme les yeux, face aux destructions sociales. « Aucune de nos organisations n’a pris sur elle, de baisser la garde et de suspendre ses revendications légitimes, dans l’attente d’hypothétiques élections présidentielles de 2017 », lit-on dans le communiqué.

Autre fait, l’absence d’actions organisées, bien pensées, laisse libre champ au libéralisme mondialisé et au capitalisme, en guerre contre les populations désœuvrées, sans assistance. Autrement, nos objectifs revendicatifs pour ce 1er mai, doivent prendre le dessus sur toutes autres considérations (collaboration étroite) avec l’Etat-gouvernement, qui confisquent les vrais rapports sociaux qui lient la base syndicale aux Centrales.

 

Idy Diop

Saër DIAL

Rédacteur

Saër DIAL

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