Fada et les réformateurs expliquent comment leurs (ex) camarades se sont fourvoyés

La tentative avortée de faire remplacer Fada à la tête du groupe parlementaire des «Libéraux et démocrates» a été commentée, avant-hier, par les réformateurs du Pds.

Dans le communiqué sanctionnant leur rencontre, ces derniers précisent que «les initiateurs de cette forfaiture se sont tout simplement fourvoyés en s’appuyant sur l’article 20 à la place de l’article 22 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Cet article précise, en substance, que, pour un groupe déjà existant, les modifications doivent être portées par le président du groupe».

«Jusqu’au mardi 13 octobre 2015, date de l’ouverture de la nouvelle session parlementaire, le président du groupe des ‘Libéraux et démocrates’ n’est personne d’autre que Modou Diagne Fada, et il était, par conséquent, le seul habilité à déposer sur la table du président de l’Assemblée, d’éventuelles modifications concernant le groupe qu’il dirige. Cette procédure n’ayant pas été respectée, le bureau de l’Assemblée nationale n’avait qu’un seul choix : déclarer irrecevable les propositions de modifications déposées par Omar Sarr.

Les réformateurs dénoncent «les accusations fallacieuses de signatures scannées ou falsifiées». En effet, expliquent-ils, «les signatures des douze députés du Pds, membres du groupe des ‘Libéraux et démocrates’ ont été recueillies déjà, en 2012, au début de la législature (excepté Iba Der Thiam qui a remplacé Souleymane Ndéné Ndiaye). Depuis cette date, aucun des députés n’a été saisi pour renouveler sa signature. Le groupe étant déclaré existant, ses membres sont reconduits, sauf si un d’entre eux, de façon officielle, saisit le président de l’Assemblée nationale pour lui signifier sa démission du groupe».

«Omar Sarr et Aïda Mbodji n’ont pas renouvelé leurs signatures en 2013 et 2014, et pourtant, ils n’avaient pas parlé de signatures scannées ou falsifiées. Durant deux années successives, Aïda Mbodji a été reconduite comme présidente de commission, sans qu’il ne lui soit demandé de signer une nouvelle fois, car n’ayant pas démissionné, elle reste membre d’un groupe déjà constitué», ajoute le document précité, soulignant que «les signatures ne peuvent concerner que les nouvelles adhésions au groupe».

Source ‘’Le Populaire’’

Dieyna SENE
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