États-Unis-Afrique : Washington prolonge l’AGOA

Le partenariat Etats-Unis et l’Afrique a de beaux jours devant lui. En effet, le congrès des Etats-Unis vient de prolonger de dix ans encore l’AGOA.

Il y a de cela quelques jours, le Congrès des Etats-Unis a décidé de la prolongation de l’AGOA pendant encore une période de dix ans.  Cette loi est la pierre maitresse des relations économiques entre les États-Unis et l’Afrique et qui a considérablement étendu le commerce des États-Unis avec l’Afrique au cours des quinze dernières années.

Il faut dire que son adoption, en 2000, l’AGOA a été un catalyseur du partenariat croissant entre l’Afrique et les États-Unis.

À une période charnière du développement du continent, l’AGOA a offert des possibilités économiques essentielles en soutenant l’intégration régionale, en aidant les entreprises africaines à gagner en compétitivité et en favorisant un environnement propice aux investissements du secteur privé.

Depuis l’introduction de ce programme, les exportations de produits non pétroliers ont plus que triplé ; elles sont à l’origine d’environ 350 000 emplois directs et de centaines de milliers d’emplois indirects, selon des groupes commerciaux du secteur de l’habillement.

L’AGOA encourage et reflète nos valeurs communes en fournissant des incitations à adopter une bonne gouvernance, des politiques favorables à la croissance et au développement, notamment dans le domaine du droit du travail et des droits de l’homme.

La proposition de loi relative à la prorogation et à l’amélioration de l’AGOA, discutée au Sénat et à la Chambre des représentants, s’appuie sur ces réalisations et crée une plate-forme solide pour l’avenir. La loi prorogerait le programme de dix ans, donnant aux entreprises la stabilité nécessaire pour mettre en place des chaînes logistiques et poursuivre les investissements à long terme.

Elle stimulerait le développement d’industries clés et favoriserait l’intégration régionale en permettant aux bénéficiaires de l’AGOA de combiner les facteurs de production afin d’être admissible aux préférences.

Birima Fall

 

Oumou Khaïry NDIAYE
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