ÉROSION CÔTIÈRE : 36 millions de dollars du WACCA pour stabiliser nos côtes

Le ministre des Infrastructures, Me Oumar Youm, dans le cadre de la visite des travaux de protection des routes côtières de Dakar (Corniches est-ouest et tunnel de Soumbédioune), en collaboration avec ses pairs de l’Environnement et de l’Urbanisme, a fait part qu’un projet de rénovation de la Corniche a vu le jour. À cela, s’ajoute un autre programme extrêmement important dénommé WACCA sur 36 millions de dollars qui va permettre de contribuer à la stabilisation de nos côtes pour lutter contre l’érosion côtière.

Le nouveau concept « Fast track » du président de la République Macky Sall a commencé à porter ses fruits. Tous les ministres de la République sont en action pour réussir cette cadence. Hier le ministre des Infrastructures, Me Oumar Youm en collaboration avec ses pairs de l’Environnement, Abdou Karim Sall et de l’Urbanisme, Abdou Karim Fofana, ont procédé à la visite à la visite des travaux de protection des routes côtières et du tunnel de soumbédioune. Cette visite qui a pris départ à la Place du souvenir africain, en passant par le tunnel, la Corniche ouest, jusqu’à la Corniche est, est une occasion pour Me Oumar Youm d’annoncer l’important programme du ministère de l’Environnement dénommé WACCA. Ce programme d’un montant de 36 millions de dollars américains, va permettre de contribuer à la stabilisation de nos côtes pour lutter farouchement contre l’érosion côtière. À cela, s’ajoute également, le projet ambitieux de rénovation de la Corniche du Département de l’Urbanisme. Sur une distance de 25 km sur l’une des plus belles Corniches du monde, précise-t-il, est à saluer, à accompagner et à mettre en œuvre parce qu’« il va participer à l’amélioration du cadre de vie ».

« Tous ces projets et programmes devrait être mis dans un papier de réflexion pour les optimiser afin qu’ils interviennent de matière efficace dans un objectif final d’aménager notre cote et la corniche », a-t-il déclaré. Cette visite, selon lui, « nous a permis de voir les dégradations notables sur la corniche avec des impacts sur la circulation, sur les installations aux niveaux des côtes. Nous pensons effectivement qu’il y a des solutions à prendre. Heureusement de l’Ageroute qui s’occupe des infrastructures routières et de leur entretien, a pu anticiper sur certaines questions avec des opérations urgentes permettant de consolider et de stabiliser davantage l’avancée de la mer et de ses impacts sur la circulation ».

Ces interventions ont été faites sur quatre zones d’environnement et de nature géologique différents qui ont coûté 1,8 milliard F CFA. « Nous allons rendre compte au président de la république et au premier ministre de ce que nous avons vu et constaté ensemble. Le premier enseignement qu’on devrait tirer de cette visite , il y a une nécessité de renforcer le dialogue entre les différents programmes des différents ministères qui interviennent dans les secteurs stratégiques tel que l’environnement , les infrastructures et l’urbanisme », note-t-il. Avant d’ajouter : « Nous allons nous concerter et faire des propositions pour que dans le cadre de ces interventions au niveau de la corniche et un peu partout qu’il ait plus de concertation , de coopérations , d’échanges qui vont enrichir les projets et programmes du gouvernement ». D’autres travaux sont en cours dans d’autres sections de la Corniche est, notamment derrière le Palais présidentielle. En effet, cette zone menace de céder. La même situation est constatée sur la Corniche ouest notamment à hauteur du bloc des Madeleines avec des glissements de terrains, où des travaux de stabilisation sont aussi prévus en vue de protéger la route de ces menaces.
Trois facteurs créés par l’homme pour s’autodétruire

Pour Marilyne Diara, Directrice de l’environnement et des établissements classés (Deec), l’homme est à l’origine de ces trois principaux facteurs qui vont le détruire. Il s’agit de l’extraction illicite du sable marin, les constructions anarchiques sur le littoral et les changements climatiques qui sont ces trois facteurs créés par l’homme pour s’autodétruire. « Le prélèvement de sable sur les plages va impacter le littoral. Nous mêmes, nous nous sommes créés des problèmes d’érosion en prélevant du sable marin par la construction d’édifices », a-t-il déclaré. Avant de préciser : « L’homme est le principal responsable de tous ces phénomènes ». Selon elle, « nous sommes nos propres problèmes. Donc, à nous de trouver des solutions ». Marilyne Diara a profité de cette visite de terrains pour proposer des solutions de sortie de crise. « L’une des premières solutions, est de laisser la mer tranquille. Il faut composer avec elle, au lieu de chercher à lutter contre elle », a-t-elle signifié.

Saër DIAL

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