En état d’ébriété, il avait tué son meilleur ami, Dabo passera 13 ans derrière les barreaux

Ils étaient les meilleurs amis jusqu’à ce que la mort les sépare. Abdou Khadre Dieylani  Dabo et Mamadou Maka Sow étaient inséparables jusqu’à cette nuit fatidique du 15 octobre 2008 où le premier a poignardé le second, au cours d’une bagarre.

Hier, Abdou Khadre Dieylani Dabo a fait face au juge Bara Guèye, après six ans de détention préventive à la maison d’arrêt de Rebeuss. A la barre du tribunal de grande instance, l’accusé est revenu sur les faits qui se sont déroulés au populeux quartier de la Médina, plus précisément à la rue 25×10. Il a raconté qu’ils revenaient, cette nuit-là, d’une cérémonie de chants religieux. Mais, ayant bu un litre de whisky, ils étaient en état d’ébriété.

Arrivé devant sa maison, ils ont commencé à se chamailler puis à se bagarrer. A un moment donné, Abdou Khadre Dieylani Dabo a vu que du sang coulait de sa cuisse. Il a révélé à la Cour que tout ce dont il se souvient, c’est qu’il voulait coûte que coûte se venger. Il est entré dans sa demeure, a pris un couteau et l’a poignardé.

L’accusé a ajouté, qu’en raison de son état d’ivresse, c’est à la police qu’il s’est rendu compte de son crime. Le juge a voulu savoir l’objet de leur dispute et dans quelle région du corps il a administré le coup qui a valu la mort à son copain. ‘’Je ne m’en souviens pas‘’, a-t-il répondu, avant de marteler qu’il n’a jamais eu l’intention de tuer son ami. Le procès-verbal souligne que la bagarre a éclaté à la suite d’une dispute autour d’une bague que l’un portait, alors qu’elle appartenait à l’autre.

La mère de l’accusé a témoigné à la barre que lorsqu’elle a vu le couteau taché de sang, elle a pris le soin de retenir son fils ivre qui ne tenait pas en place. Elle a montré le couteau à la police, car le délit était grave. Le procureur a lui fait état d’un coup sec qui a entraîné la mort, car il a pénétré profondément dans l’omoplate gauche juste à côté du cœur pour ne laisser aucune chance à la victime de survivre. Ensuite, ayant retiré le couteau, le sang a giclé entraînant une hémorragie interne et externe.

Estimant que Mamadou Maka Sow est décédé de manière brutale et violente, le procureur a requis 20 ans de travaux forcés. Il a ajouté n’avoir pas demandé la perpétuité, parce qu’au moment de l’homicide, l’accusé était encore un mineur. Les avocats de la défense ont souligné l’état d’ébriété de leur client et le fait qu’il n’y avait jamais eu de divergences entre les deux amis pour demander une application bienveillante de la loi. Le juge a infligé une condamnation de 13 ans de travaux forcés.

Source ‘’Enquêteplus’’

Dieyna SENE
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